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Au récit continu des batailles, des traités, des intrigues, (Fernand Braudel) |
C'est ce que je vais m'efforcer de faire ici. Tenter de remonter le temps, de faire ressurgir des traces de vie de mes ancêtres, d'en démêler l'écheveau, de les replacer dans leur contexte. A ce titre je vais faire de la généalogie.
La science généalogique consiste à rechercher l'origine et étudier la composition des familles. Ce qui ne signifie pas réaliser une liste toute sèche de noms & de dates. Mais bien au contraire s'efforcer de replacer chacun de ses ancêtres dans son environnement sociologique et historique.
Commencer à s'intéresser à ce
sujet, c'est mettre timidement le bout du doigt dans un engrenage passionnant qui vous entraîne beaucoup
plus loin que vous ne le pensiez au départ.
C'est très enrichissant car il faut s'intéresser à tout : l'histoire, la géographie, la paléographie,
la toponymie, l'anthroponymie, la sociologie, les statistiques, la graphologie, les religions, l'architecture, l'organisation
administrative... tout cela pour se donner le maximum de chances afin de remonter le temps.
Mais que de récompenses !!
généralités |
la vie sociétale |
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Comme vous le voyez les sujets ne manquent pas. Certains ont bien avancés, d'autres sont encore à la traîne... mais tout va bientôt être là. Enfin... je l'espère !
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D'après Jacques Meurgey de Tupigny dans son Guide des recherches généalogiques aux archives nationales (*), on compte environ trois générations par siècle en ligne masculine (de la naissance du père à la naissance du fils, etc...)
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Chacun d'entre nous est l'aboutissement d'une longue chaîne qui fait qu'aujourd'hui, je suis moi, rien que moi et tout moi et vous-même rien que vous et tout vous.
Cette réflexion "basique" pourrait nous faire apparemment verser dans le déterminisme pur et dur. Or il n'en est rien, car comme l'a si bien dit Nina Canault(*), si notre “esprit”, notre “intelligence”, “ce lieu d’où émerge notre créativité même, n’est pas autre chose que la continuation de l’esprit, de l’intelligence et de la créativité des générations antérieures, et, plus étroitement, de ceux dont nous sommes pétris : nos parents et ancêtres", il n'en demeure pas moins que nous avons notre part de liberté et de responsabilité individuelles. "Si je leur dois quelque chose (...), je dispose toutefois d’un potentiel de nouveauté, de création, d’originalité". Et d'enfoncer le clou : “Mon destin m’appartient. Il n’est pas à mes ascendants”.
Ainsi nul ne sera jamais un clône de l'un de ses ancêtres. D'autant que les progrès de la génétique le prouvent. En effet, l'analyse fine du code barre génétique en relevant des marqueurs spécifiques (le chromosome Y transmis de père en fils, et un ADN dit "mitochondrial" transmis par les mères) permet de préciser les origines de chacun (**). Ainsi après analyse de ses gènes (par l'achat d'un kit à retourner à un laboratoire) peut-on apprendre que depuis l'existence de l'homme sur terre l'on est 89 % européen, 5 % est-asiatique et 6 % d'Afrique sub-saharienne par exemple. Cela nous fait remonter le temps d'une façon impossible autrement. Intéressant, non ? Allez, venez bloguer...
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(*) Comment paye-t-on
les fautes de ses ancêtres, Nina Canault, Ed. Desclée de Brouwer 1998 p. 13, 81
C'est ce qu'Hermann Hesse qu'elle cite disait déjà en 1949 “(...) chacun de nous est le dépositaire
d’un héritage et le porteur d’une mission"
(**) Dans sa chronique parue dans Le Figaro du 10 mai 2006 et intitulée "la généalogie est-elle atteinte d'une fièvre génétique ?", Jean-Luc Nothias signale le projet "Genographic" mis en place par la National Geographic Society en association avec IBM et la Waitt Family Foundation et dont l'objectif est d'analyser des centaines de milliers d'échantillons ADN relevés dans les communautés indigènes et chez tous ceux qui le veulent.
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