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Les LEFEVRE, des champenois parisiens depuis 1800

 

Les LEFEVRE semblent venir de Reims où mon grand-père (1890/1958) - petit-fils du François dont vous voyez les traits ci-dessous - entendait parler d'un grand grand oncle et si mes souvenirs sont exacts il y avait même été étant petit voir des cousins.

Pour vous y retrouver dans la remontée du temps depuis mes enfants ENX, c'est le grand-père de leur grand-père du côté maternel qui épouse une LEFEVRE.
De qui est-elle issue ? Voici sa lignée qui nous mène à elle en partant du plus ancien Lefèvre connu :

Charles Lefevre
Marie Louise CHASSEMOND
né vers 1780 à ?
+ 12 avril 1839 à Paris
° le ? à ?
+ le 26 juin 1840 à Paris
mariés à ? le ? (avant 1803)
inhumés au cimetière de Charonne
Ils ont pour enfants au moins
- Jean,
- Edme, monteur en bronze, témoin au X de son neveu François
- Jean-François, qui suit

Jean-François Lefevre
Marie-Joséphine CONRADE

° le 2 juillet 1803 à ?
+ 12 avril 1839 à Paris

Maçon à ° de son fils (qui suit) et propriétaire au X de celui-ci
Il sait signer

° vers 1806 à ?
+ le 26 juin 1840 à Paris

 

 

 

mariés le 8 av. 1825 à Paris 8e (1)
Ils habitent Paris 8e à la naissance de François en 1826, puis à Charonne où leur fils (qui suit) demeure avec eux 109 rue de Charonne lorsqu'il se marie.

Voici leur fils pour lequel nous avons trace de son visage et de celui de sa famille par le biais de tableaux familiaux dont j'ai extrait les portraits ci-après :

tête du père
François Lefevre
Zoé Rosalie GARRIER (2)
° 8 avril 1826
à Paris 8e
+ 16 décembre 1898 à Paris 20e
Dessinateur
° 10 février 1828
à Paris 8e
+ 20 janvier 1870 à Paris 20e
mariage le 4 sept. 1845 à Paris 8e
Il a 19 ans, elle a 17 ans
Ils habitent 14, rue de Bagnolet Paris 20e
(où ils meurent tous les deux)

Ils ont cinq enfants
(ordre de naissance à confirmer : citation dans cet ordre dans un acte notarial)

Claire Marie Augustine

° entre 1846/49
à ?

X Louis François LECLAIRE (3), mouleur en bronze
sans postérité

habitent 21 rue Raspail à Montreuil s/Bois (Seine)

+ 10 juin 1922
à Montreuil s/Bois

Louise Rosalie

° 25 sept. 1850
à Charonne (Paris 20e)

X Alfred REMI, bourrelier
CM 15 mars 1874 (4)
sans postérité

habitent 12, av. Laferrière à Créteil

+ (lui) 24 mars 1912
+ (elle) après 1924 (5)


Auguste Constant


° ?
à ?

X Octavie Marie TROUVERY
Il est employé à l'Arsenal

habitent 12, rue de la Folie Régnault Paris

+ ?


Victor Charles

° ?
à ?

X Claire Rosalie EURQUETIL
herboriste


habitent 40 rue de la Clouterie à Chartres

+ ?


Lucie Zoé

° ?
à ?

X Anatole Honoré CHéREAU, commerçant
CM 25 juin 1884
Deux enfants :
- Marthe X Bertin
- Gaston X Gergois
dont
ENX descendent

+ ?

   

leur père devient leur tuteur au décès de la mère en janvier 1870 âgée de 42 ans. Pourquoi pas de Louise Rosalie qui n'a pas 21 ans et qui n'est pas mariée ?

leurs deux garçons ==>

sur le tableau avec sa mère et son plus jeune frère.
sur le tableau avec sa mère.
Semble le plus jeune.
l'un des deux est peint plus tard avec ses soeurs
même forme d'yeux
correspond au second ?

leurs trois filles (mais la 3e n'apparaît pas sur les tableaux)
(un tableau montre deux soeurs peintes avec un de leur frère)

première fille
seconde fille

même noeud dans les cheveux et au col

la rousse ?
comme elle ressemble à son frère !
la brune
même ovale du visage


Si vous avez des remarques à faire, des conseils à donner sur l'art de cerner plus précisément les années concernées ou les habitudes des bourgeois de l'époque en matière de portraits... bloguez, bloguez !

Des pistes pour remonter plus haut ?

  • Au cimetière de Mont-Louis sont enterrés un Jean-Louis Lefevre et un enfant, mais n'ai pu encore faire de liens avec les miens.
    Ce Jean-Louis est né le 20 juillet 1773 à Epernay (Marne) et décédé le 7 décembre 1812 à ~39 ans.
    Le tombeau dans lequel ils sont est important : 10 fosses pouvant se transformer en 12, disposées pour recevoir trois corps l'un sur l'autre, soit 30 à 36 personnes.
    Les épitaphes mises permettent d'en savoir plus sur le personnage :
    1. il est marié (D'un époux adoré...)
    2. il a un jeune frère à qui il servit de père (Tu pleures ton généreux frère / Toi qui lui survis aujourd'hui ; / De ses enfants tu vas être le père ; / Ta jeunesse trouva jadis un père en lui)
    3. il a des filles : "Au ciel qui l'a ravi ses filles désolées...)
    4. il a un métier (la construction ?) "Fidèles compagnons de ses nobles travaux, il vous rendit heureux..."
  • Les cartes de sureté sont également un bon démarrage de piste. Voici ce que j'ai trouvé
    -

1. Attention, ce n'est pas le 8e arrondissement d'aujourd'hui, mais celui d'avant 1860 (retour au texte)

2. Elle a un frère, témoin à son mariage (retour au texte)

3. Il a un frère, Eugène Leclaire qui est hospitalisé à l'asile de Bicêtre à l'époque de son testament en 1923 et qui y est mort le 26 juin 1924. Eugène a lui-même une fille nommée Désirée qui héritera de 2.000 F au décès de son oncle.
Son grand-père maternel a eu la croix de la Légion d'Honneur pour récompense des campagnes de Napoléon Ier. Mais j'ignore encore le nom de famille de sa mère.
Lorsque Louis Lefèvre meurt le 21 mars 1926, il était "momentanément" 184 rue du fg St Antoine.

4. leur contrat de mariage est en date du 5 mars 1874 par devant Maître Breugnon, à Pantin (retour au texte)

5. Jean Chéreau, son petit-neveu, se souvient avoir été la voir dans sa maison du 12 rue Laferrière à Créteil. Louise Rosalie avait une bonne pour l'aider.
A la succession de son père le lot qui lui revient par adjudication suite à une vente sur licitation avait une valeur de 12.400 F. (Jugement du Tribunal civil de 1e instance de Paris du 8 mars 1899)
Ce lot comprend à Créteil (Seine)
. une maison au 12 rue Laferrière (terrain de 800 m2)
. un immeuble au 14 rue Laferrière (terrain de 1.000 m2)
. un immeuble au 1e rue de Beaune
C'est le 12 et le 14 de la rue Laferrière qu'elle met en viager pour 9.000 F à la vente et une rente annuelle de 2.500 F payable par semestre (1e mai / 1e nov.) jusqu'à la fin de sa vie (elle a 70 ans) selon acte passé avec M. Mme Spira devant Maître Manceaux, notaire à Pantin et Maître Delestre, notaire à Paris, du 29 octobre 1920, se réservant la jouissance de la maison du 12 rue Laferrière qui est entourée d'un jardin potager dans lequel se trouve également un petit pavillon (composé de 2 pièces et d'une cuisine) le tout représentant une superficie de 800 m2.
Le n° 14, qui fait l'angle avec la rue de Beaune est portée au cadastre section A, n° 85bis p et 86 p. Le jardin est de 1.000 m2 entourés de murs.
L'immeuble est composé de deux étages :
. caves au sous-sol
. au rez-de-chaussée salle à manger, cuisine, grande chambre à coucher
. au 1e étage deux logements de 5 pièces chacun
. au 2e étage six chambres à coucher.
Les water-closets sont dans le jardin.
L'eau et le gaz sont installés et il y a des glaces sur les cheminées.
Les différentes parties sont louées verbalement à l'année ==>

  • le rez-de-chaussée est loué avec une cave à M. Joseph Borghesi moyennnant loyer annuel de 470 F payable trimestriellement d'avance ;
  • un appartement du premier étage est loué à M. Dhuile, locataire d'avant-guerre pour un loyer annuel de 280 F à terme échu avec cave et grenier plus un jardin ;
  • le second appartement du premier étage est loué à M. Louis Bouvier, locataire d'avant-guerre pour un loyer annuel de 250 F à terme échu avec une cave et un jardin ;
  • au second étage, deux cabinets de débarras sont loués à Melle Léonie Tête moyennant un loyer annuel de 150 F payables trimestriellement d'avance.

 

 

 


Pour les trois premiers locataires, congé leur a été donné par huissier le 9 avril 1921 pour départ au 1e novembre 1921. Toutefois lesdits locataires, s'appuyant sur l'article 56 de la loi du 9 mars 1918 sont toujours là en 1924, date à laquelle le 'débi-rentier' du 12 et du 14 rue Laferrière (M. Mme Spira) vend le 14 rue Laferrière à M. Deschamp. La rente annuelle de Louise Rosalie se répartit alors entre les deux 'débi-rentiers' (Spira/Deschamp).
L'immeuble au 1 rue de Beaune ne fait pas partie de la transaction du viager et continue donc à appartenir en propre à Louise Rosalie. (retour au texte)

MES SOURCES

- grosse de la vente de M.Mme Spira à M. Deschamps du 21 oct. 1924 (étude Delestre, 372 rue St Honoré, Paris)

- succession Leclaire du 28 janvier 1927 (étude Manceaux à Pantin (Seine)) d'après testament olographe du 30 octobre 1923

- tableaux familiaux


MAJ jeudi 4 novembre, 2010

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