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Règles au cours du temps |
« Le mariage est l’union légitime de deux personnes
dans les conditions prévues par la loi »
(Nouveau Petit Robert de 1993)
Tout est parti des termes utilisés au gré des actes que nous relevons, tels que
dispense obtenue pour... les bans... consanguinité... |
autorisé de... (alors que l’époux(se) a
23 ans) |
J'ai cherché à savoir à quoi exactement
ils correspondaient puis à regrouper les informations obtenues. De fil en aiguille, je me suis intéressée à l'histoire
du mariage.
Cette page est le résultat de toutes ces curiosités satisfaites.
"Dès les premiers livres de la Bible, une distinction est faite entre les femmes et les concubines. Ces dernières
permettent d'assurer une descendance en cas de stérilité de la femme" (1).
En Grèce, il n'est pas question qu'un citoyen épouse une métèque ou une esclave.
A Rome, il n'est pas plus question d'accéder au mariage lorsque l'on n'appartient pas à la même classe.
"Jusque vers le XIe siècle, avec la disparition progressive du droit romain et l'émergence du droit canonique, le concubinage va passer du statut d'union honorable à celui de liaison scandaleuse" (1). Ce n'est qu'au XIIe siècle que le mariage deviendra un sacrement (2), le Moyen-Age apparaissant ainsi "comme une longue lutte de l'Eglise pour imposer le mariage chrétien et interdire les autres formes d'union, dont le concubinage" . Concubinage qui apparaît jusqu'à la Renaissance chaque fois que le mariage se révèle impossible" (1)
Dans le livre "les institutions de la France sous la monarchie absolue" (3), Robert MOUSNIER explique la notion de mariage de la façon suivante :
"Le groupe social fondamental, c'est la famille "source et origine de toute République et membre principal d'icelle" (4). Au XVIIe et au XVIIIe siècle, la société française reste encore une société de lignages, bien que Furetière note déjà : "le mot vieillit" (5). Un lignage, c'est "une suitte de parents en divers degrez descendans d'une même souche ou père commun. La ligne directe est celle qui va de père en fils. La collatérale est celle où sont placez les oncles, tantes, cousins, neveux" (...)" "La fonction sociale du lignage est de déterminer le groupe de parents avec lequel l'individu est affilié,
avec lequel il entre en relations réciproques d'assitance mutuelle. (...). (Ce mot de lignage) désigne
proprement un groupe de parenté à descendance unilinéaire, qui inclut les personnes pouvant effectivement
suivre leur apparentement commun au long d'une généalogie dans la ligne de descendance prépondérante, "De là l'importance attachée au mariage. Le mariage entre ses membres est un moyen de renforcer la solidarité du lignage. (...)." |
Devenu sacrement au XIIe siècle (6) par lequel un homme et une femme s'unissent par consentement mutuel, l'Eglise fixe les règles suivantes (7) :
| - le mariage est indissoluble de droit divin positif (Genèse, II, 23, 24) |
| - le divorce est prohibé, car le mariage est le symbole de l'union du Christ avec l'Eglise. ...Toutefois, il y a la possibilité de séparation quant au lit et à la table. |
| - les empêchements au mariage sont les suivants : ....==> parenté jusqu'au 4e degré de computation canonique (mais dispense possible par les officialités) ....==> cas de mariage antécédent, car le régime est la monogamie ....==> si l'on a reçu un ordre sacré à partir de celui de sous-diacre ....==> voeu solennel de chasteté ....==> relation spirituelle du parrain et de la marraine ....== erreur sur la personne ou sur la condition (esclavage par exemple !) |
| - l'accès doit en être facile, car le mariage en tant que sacrement est source de grâce. C'est pourquoi toute
personne pubère est capable de contracter mariage et ce sans consentement aucun de leurs parents et sans
présence de témoins, rendant ainsi le mariage le plus clandestin valable et indissoluble. Sont déclarés pubères "les garçons âgés de quatorze ans, les filles de douze" (8) |
Toutefois, le Concile de Trente (9) voulant rendre plus difficile les mariages clandestins, impose :
| - la présence du curé des parties, ou d'un prêtre autorisé par lui ou l'évêque, - le consentement des parents pour les mineurs de moins de vingt-cinq ans, - deux témoins, - trois publications de bans (dispense possible par l'évêque) - constat du mariage sur un registre |
Mais la royauté française "considéra ces décisions comme attentatoires aux droits du pouvoir séculier et aux libertés de l'Eglise gallicane" (10). Aussi, le droit ancien subsista-t'il : "les mariages étaient valables par le seul consentement de l'homme et de la femme, exprimé même seulement devant notaire, qui en certifiait l'authenticité, et sans intervention du curé" .
C'est seulement à partir de 1579 qu'"à la demande des Etats généraux le roi rendit l'ordonnance de Blois en 1579 qui rsta la base de la loi et de la jurisprudence sur ce point jusqu'en 1789"
A partir de là, les règles suivantes furent appliquées et peaufinées au fil des ans :
- publication des bans par le curé de chaque partie avec le consentement des parents ou
tuteurs, |
Lorsque l'un des conjoints n'est pas de la paroisse, il doit fournir l'autorisation de son curé pour que la célébration du mariage puisse avoir lieu :
"Le curé d'une paroisse avait juridiction sur l'ensemble des fidèles de sa circonscription. En conséquence, ceux qui voulaient se marier dans une autre paroisse devaient demander une autorisation écrite au curé dont ils relevaient et la remettre au prêtre devant procéder à la bénédiction nuptiale afin qu'il en fasse mention dans l'acte. "Cette autorisation justifiant qu'il n'y avait aucun empêchement canonique ou autre au mariage portait des
noms différents selon les prêtres et les localités. |
La mention de ces autorisations est signalée dans les actes de mariage, c'est pourquoi le document lui-même n'est que très rarement conservé par les prêtres.
De l'âge de la puberté à l'âge de la majorité, les futurs conjoints doivent obtenir l'autorisation de leurs parents, tuteurs ou curateurs, soit :
- 25 ans pour les hommes |
Durant cette période de 15/25 ans et 13/21 ans, les futurs épousés étaient considérés comme mineurs.
Au-delà, ils étaient considérés comme majeurs, 'd'âge parfait'
selon la formule notariale ou ecclésiastique.
Par l'Edit royal de février 1556, la majorité légale (15) est fixée à
- 30 ans pour les hommes |
Si malgré cette majorité qui lui permet de passer outre, les parents s'opposent au mariage, le futur époux concerné devra respecter la formule de l'acte respecteux, car il ou elle doit informer officiellement de son intention de se marier ses parents ou tuteurs par cet acte.
"Si le consentement était refusé une première fois, l'acte de respect devait être renouvelé
deux autres fois, de mois en mois Le mariage pouvait alors avoir lieu un mois après le dernier ou le seul acte respectueux selon le cas notifié par notaire" (16) |
"Les mariages consanguis n'étaient qu'une des formes de la politique familiale des mariages plus généralement guidée par la nécessité d'épouser son homologue sur le plan économique et social (...)."
Ces mariages consanguins étaient établis d'après les dispenses accordées par l'Eglise pour la célébration de ces mariages, en principe interdits. En effet, pour empêcher le péché d'inceste, le Droit Canon "interdisait le mariage jusqu'au 4e degré" (17) (=8e civil, arrière-arrière grand-père commun). Cette interdiction est restée en vigueur jusqu'en 1917.
"La parenté se mesure en degrés (on compte en droit canon un degré par
génération séparant
la personne considérée de l'ancêtre commun)" (18). Ainsi, lorsqu'il
est dit
'dispense du 2e
au 3e degré' cela signifie que l'un des grands parents du ou de la mariée est également l'arrière
grand-parent de son conjoint" (19).
La 'dispense du 3e au 3e degré' signifie que les conjoints ont un grand parent commun.
Aussi, lorsqu'il y avait parenté existante entre les conjoints, fallait-il obtenir une dispense auprès de l'Evêché ou auprès du Pape lorsqu'il s'agissait de nobles.
A garder en mémoire que ces dispenses sont parfois conservées dans les fonds ecclésiastiques des Archives départementales.
Un autre type de mariage peut également se rencontrer, celui de 'renchaînement des alliances' (20). "Ce peut être le mariage double de deux frères avec deux soeurs ou d'un couple frère/soeur avec un autre couple soeur/frère" (21).
Le mariage était un évènement familial, mais aussi la fête de la jeunesse et celle de toute la communauté paroissiale (22). En effet, les jeunes avaient des droits particuliers :
| . celui du transport de la dot si la mariée changeait de village (droit du barré) . celui du 'droit de poule' car en vendant des poules ils avaient alors de quoi faire la fête ensemble |
fut Ce fut interdit en 1762, mais cette interdiction ne servit à rien (23)
Le charivari : il n'a pas lieu si le bal est donné dans un lieu public le soir du mariage. Les mariés viennent ouvrir le bal à 1 heure du matin et s'en vont. Ils ne reviennent que vers 5 heures du matin, au moment où commence le bal des invités qui avaient mangé pendant ce temps-là (24)
Les dates préférées étaient janvier et février ainsi que septembre et novembre. Le mariage pendant le carême était proscrit.
Enfin, si juridiquement la séparation de biens pouvait être demandée, les femmes séparées entraient au couvent (25)
La Révolution modifie considérablement le mariage en 1793 par le fait de
.
retirer à l'Eglise le
monopole de l'acte en créant le mariage civil et
. obliger à ce qu'il précède obligatoirement le mariage religieux.
. permettre de rompre le lien (le
divorce sera suspendu de 1818 à 1884).
Du 22 septembre 1798 (1e vendémiaire an VII) au 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII) (26), la célébration
doit se faire au chef-lieu de canton et les mariages sont célébrés obligatoirement chaque décade (les
10, 20 et 30 de chaque mois).
Une 'fête annuelle des époux', le 10 floréal de chaque année, a même été instaurée par la loi du 3 brumaire
an VI.
Enfin, certains mariages ont lieu au 'temple décadaire'. Un utilisateur de la liste fr.rec.genealogie en juin 2006 posait la question de savoir si c'était la mairie qui était désignée ainsi. Un participant a répondu en expliquant qu'il s'agissait du lieu de réunion du 'culte décadaire' (décadi = jour de repos républicain). Ce culte d'une religion intitulée "républicaine" après l'abolition du culte catholique, puis "culte de la Raison" puis "culte de l'Etre-Suprême" pour finir en "théophilantropie" a existé entre 1793 et 1802.
Ainsi, certaines églises (très peu) ont servi à ce culte. A ce titre, la cathédrale de Clermont-Ferrand fait partie de ces traces exceptionnelles.
Le devenir des actes respectueux
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la liberté en matière de mariage était
loin d'être
atteinte puisque le Code Civil inclus l'usage des actes respectueux. Ceux-ci seront maintenus par les décrets
du 20 juin 1896 et du 2 juin 1907 (27).
Abel Poitrineau
(28) souligne que s'ils sont utilisés par toutes les classes sociales ils n'en demeurent pas moins d'une extrême
rareté.
Ce qui explique s'en doute qu'en 1919 la loi du 9 septembre 1919 mette fin à la légalité de
ces actes devenus ainsi enfin inutiles.
textes applicatifs |
homme/femme |
. loi du 29.9.1792 |
21 ans / 21 ans |
. loi du 30 ventôse an XII |
25 ans / 21 ans |
. loi du 21 juin 1907 |
21 ans / 21 ans |
. loi du 5 juillet 1974 |
18 ans / 18 ans |
textes applicatifs |
âges pour les hommes / femmes |
loi du 20 prairial an XI (1803) (30) |
19 ans / 15 ans (révolus) |
20 juin 1806 |
pour les moins de 25 ans |
21 juin 1807 |
pour les moins de 30 ans |
26 mars 1808 |
consentement obligatoire |
à partir de 1917 (art. 161 & s. du Code Civil) |
empêchement à partir du 3e degré canonique (6e civil = 'cousins issus de germains') |
loi du 28 avril 1922 |
avant 25 ans : consentement des parents obligatoire (selon les lois précédentes) |
Des dispenses sont possibles si l'ex-marié(e) est célibataire pour cause de
- divorce (remariage envisagé avec le beau-frère ou la belle-soeur)
- décès (dans le cas beau-père/bru et inverse)
Puis l'évolution des moeurs fait que l'on voit se développer à nouveau le concubinage
| "Après la Seconde Guerre mondiale, les textes assimilant mariage et concubinage se sucèderont pour suivre une évolution de la société qui tend de plus en plus à les confondre (...) et une nouvelle histoire pourra sans doute être écrite dans quelques années" (31) |
Le mariage et le divorce sont inscrits sur l'acte de naissance depuis août 1897. Ce qui est une aide réelle pour les généalogistes en manque de pistes.
Pour reprendre le texte de Luc BOISNARD,
"Tôt le matin, les tambours de ville sont venus faire compliment et dès dix heures, "en habits habillés mais pas les plus beaux" on se presse en cortège vers la noce religieuse. A la notoriété de la famille correspond celle du célébrant, (un archevêque, un chanoine-comte...). "De même a-t-on convié les plus brillants cousins à tenir le poële - là où a subsisté cette coutume du voile tenu au-dessus de la tête des mariés - et se flatte-t-on des embrasseuses illustres qui assaillent l’épousée, 'par ordre de parenté et d’âge'. L’assistance, souvent bornée à une cinquantaine de parents et d’amis, se restaure ensuite dans un "déjeuner dînatoire" . Puis chacun rentre chez lui pour se mettre en habits de cérémonie. (...) Car vers six heures le dîner de noces élargit la société. On emprunte souvent quelque enfilade de salons à un parent titré, et la musique d’un régiment anime la fête. (...). Et l’on fait bonne chère (...). La reine de l’heure est la toilette de la mariée, "robe de crêpe blanc, ornée d’une belle garniture de point de Bruxelles et les barbes pendantes - on portait alors un bonnet et point de voile - un bouquet de fleurs d’oranger sur la tête et un autre au côté ". On a exposé son trousseau (...). On a fait tenir par un valet "une grande corbeille remplie de noeuds d’épée, de dragonnes, d’éventails et de cordons de chapeaux d’évêques, verts et or, destinés à être distribués aux assistants" . Mais les lieux communs des récits de noces nous mènent tous dans la cour ou sur le pré, où règne la liesse "des gens et des paysans". Mme de Genlis et tant d’autres honorent de leur présence les accordailles paysannes et la réciproque est toujours vraie. De la mariée qui fut élevée parmi eux, jardiniers et métayers gardent un souvenir ému et leur joie n’est pas feinte. On se presse à ces tables dressées en plein air. (...). La noblesse de province, lorsqu’elle est en veine, clôt huit jours de noce par une fête des pauvres". |
Il arrive parfois de lire avec surprise sur un acte ancien qu'un mariage a eu lieu la nuit. Sur la liste fr.rec.genealogie plusieurs informations sont intéressantes.
La première porte sur l'évolution de l'heure pendant la Révolution
"La Révolution mit en place la journée de 10h qui dura quatre
ou cinq ans, jusque vers 1798 environ. Les heures de cette époque sont à multiplier par 2,4 pour être
converties en heures anciennes ou modernes. Donc, un mariage à 4h du matin, heure de l'acte, se passe à 9h36 heure ancienne ou moderne (actuelle). C'est une belle heure pour se marier !!! Il y avait, peut-être, la crainte du charivari comme indiqué dans d'autres messages, mais celà ne me paraît pas suffisant pour expliquer ces heures que nous considérons comme inhabituelles. J'ai, au 19e siècle, plusieurs mariages entre 5h et 7h du soir où les conjoints sont filles et garçons, et donc non susceptibles de charivari. |
En fait, c'est le décret du 5 octobre 1793 (14 Vendémiaire an II) qui institue dans son article
VIII que "Le
jour, de minuit à minuit,
est divisé en dix parties; chaque partie en
dix autres, ainsi de suite jusqu'à la plus petite portion commensurable de la durée. Cet article
ne sera de rigueur pour les actes publics qu'à compter du 1er du premier mois de la troisième année
de la république".
Comme ce ne fut pas très facile à gérer au quotidien,
cette réforme est supprimée le 18 Germinal, an III (7 avril 1795)
La seconde signale les "mariages summo mane"
En dehors des mariages faits en plein jour, c'est-à-dire après sept ou
huit heures du matin en été, et après neuf ou dix heures en hiver, il y
avait les mariages célébrés la nuit, c'est-à-dire à minuit, et les
mariages faits de grand matin, c'est-à-dire entre minuit et le point du
jour. L'archevêque de Paris autorisait ces derniers qu'on nommait"mariages summo mane", et ceux de minuit qu'on disait "mariages
faits la nuit". On y avait recours quand des motifs particuliers portaient les futurs époux à recevoir presque secrètement la bénédiction nuptiale, ou quand on voulait que la cérémonie eût lieu sans appareil et en présence seulement de parents et d'amis intimes en petit nombre. Le curé ne pouvait faire des mariages de nuit ou de très grand matin sans la permission écrite de l'archevêché, permission toujours mentionnée dans l'acte rédigé par le curé ou le vicaire." (source signalée : le Dictionnaire critique de Biographie et d'Histoire d'A. Jal (1872)) |
La troisième rappelle des motifs divers à prendre en compte :
- éviter le charivari (lorsqu'il y a remariage notamment, ou une grande différence d'âge)
- la saison des travaux dans
les champs (et donc pas le temps de fêter dignement l'évènement tout le monde étant trop occupé à ses activités)
Enfin, à noter que "Le mariage de nuit (souvent minuit) était courant dans la haute société du XVIIIe et au début du XIXe. Thiers s'est ainsi marié à minuit en 1833" (lu sur Geneapass.org - page sociologie)
Pourquoi un contrat de mariage ?
L’établissement d’une
convention matrimoniale a toujours pour but de
-
protéger les biens de chaque époux
- organiser leur vie économique
commune (notamment en cas de cohabitation avec les parents ou en fratrie)
- prévoir ce qui adviendra au
décès de l’un d’eux (pour défendre les intérêts des enfants d’un
premier lit et du lit suivant par exemple)
Toutefois, les règles (32) seront différentes selon la région où se déroule le mariage. D'où l'explication de Jean-Louis BEAUCARNOT pour qui un contrat de mariage est la « cristallisation » de données d’ordre familial et social traduisant des « mentalités profondes et séculaires ». Il distingue trois grands types de coutumes
| le régime dotal en pays de droit écrit dans les régions du Sud | aux bases individualistes et inégalitaires : pas de biens communs, différenciation entre les biens propres de l’épouse et ceux constituant sa dot et exclusion des enfants "dotés" de la succession des parents |
| la communauté des pays de droit coutumier plus au nord | avec une plus forte égalité entre mari et femme ainsi qu’entre les enfants. Si durant le mariage le mari a plein pouvoir sur les biens de sa femme, à son décès elle bénéficie du droit de douaire sur tout ou partie des biens. Et les enfants, mêmes dotés, conservent leurs droits sur les successions de leurs parents |
| un régime original propre à la Normandie | formule combinatoire et où les dots des filles ne peuvent se situer au-delà d’un certain seuil garantissant un minimum d’égalité |
Un contrat de mariage est donc important et touche toutes les couches de population. Jean-Louis Beaucarnot estime que 9 mariages sur 10 faisaient l'objet d'un accord.
Autrefois, lorsque la jeune fille quittait ses parents pour vive avec son mari, ceux-ci lui versaient une dote constituée (33)
| - d'une somme d'argent plus ou moins importante |
| - d'animaux (pour les familles modestes en complément de la somme d'argent jugée insuffisante) |
| - un 'ameublement' (draps, linge de la mariée, quelques meubles) : le trousseau (37) |
Stéphane COSSON dans son article (38) paru en 2007 dans la RFG signale un quatrième point intéressant qu'il appelle 'La Verquière'. Il s'agit de terres "entourant la maison, données à une fille et à une seule fille, au cas où l'héritier désigné n'aurait pas d'enfants ou ne s'entendrait pas avec les parents. Cela permet de désigner une héritière en second" .
Dans le contrat de mariage, la mention concernant le bénéficiaire de la dote apporte quelques précisions. Ainsi Stéphane COSSON précise dans le même article que le bénéficiaire d'une dote n'est pas forcément la fiancée, mais peutêtre aussi le fiançé ! Ce qui signifie alors que le/la futur(e) époux(sée) n'est pas l'héritier de ses parents. Car si tel était le cas, figurerait alors la mention qu'il/elle "reçoit tous et chacun des biens" (ou une partie) et qu'il va y avoir avec les parents du/de la fiançé(e) concerné(e) vie "à même pot et même feu". Et il précise que la dote masculine est souvent de moindre importance.
Au reçu de cette dote, il ne sera plus question d'exiger de part d'héritage... Ce qui donne naturellement lieu à des procès sans fin pouvant s'étaler sur plusieurs générations.
Déjà au mariage de Clovis et Clotilde les envoyés du roi offrirent à cette dernière un sol et un denier.
Puis ce fut l'offrande d'une pièce de monnaie, le treizain, d'une
valeur de 13 deniers que l'on remettait aux mariés le jour de leur mariage (début du XVIe), ce nom
lui ayant été donné en l'honneur de Jésus-Christ et de ces douze apôtres. (source :
belle photo, cf avant le milieu de page)
Ensuite (ou en parallèle ?) la coutume du treizain devient treize
pièces (en or ou simples deniers) jusqu'au XIXe souvent bien rangées dans un étui ou une boîte.
Ainsi, "treize pièces d'or étaient données lors
du mariage des rois et des reines de France : le prêtre en gardait une pour le trésor de l'église
et les autres étaient remises aux époux, ainsi fut-il fait lors du mariage de Louis XV et de Marie
Leczinska". (même source)
Enfin, les treize pièces ne deviennent plus qu'une, sans valeur monétaire. Il s'agit alors de "médailles" ou
de " jetons".
La bénédiction de la/des pièce(s)
avait pour but de
==> prier Dieu de donner du travail et de quoi vivre aux jeunes mariés
==> rappeler aux époux que l'acquisition de l'argent et son utilisation doivent être faites de façon
juste et légitime.
Cette/ces pièce(s) représentent le premier bien commun des épousés et leur entrée dans
une communauté de biens.
A signaler le livre de Jules Florange (Moulins, 1936) "L'amour
et le mariage dans la numismatique", résultat de sa passion de collectionneur pour cette numismatique
particulière, et que je n'ai pu trouver. C'est particulièrement une synthèse
de ce livre qui m'a permis d'engranger ces informations.
En savez-vous plus, ami lecteur ? si oui, n'hésitez pas à bloguer, bloguer ;-)
Dans le cadre de souvenirs familiaux, j'ai la chance que me soient parvenues quatre médailles de ce type. Toutes sont en argent et d‘un diamètre de 3,3 cm. En voici trois avec leurs précisions.
Elles représentent :
par rapport à la photo |
côté face |
côté pile |
mariage concerné |
gauche |
un couple s’unissant par les liens du
mariage, entouré de l’inscription MARIAGE - CHRETIEN |
une guirlande de fleurs autour du bord, sans
rien au centre |
mariage le 7 avril 1877 à Paris 20° entre |
centre |
un couple s’unissant par les liens du mariage sous lequel se trouve l’inscription CONNIBIUM CHRISTIANUM et en très petit GAYRARD (nom du graveur de la pièce) |
une guirlande de fleurs autour du bord, avec
au centre les initiales entrelacées LC |
le 4 septembre 1884 à Ozouer-le-Repos (Seine & Marne)
entre |
droite |
un couple s’unissant par les liens du
mariage entouré de l’inscription FIDELITE BONHEUR |
mariage 1919 à Montreuil-sous-Bois
(Seine, devenue Seine St-Denis) entre : |
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photo représentée (4e pièce) |
un prêtre de face en train de bénir
un couple agenouillé devant lui. |
une
guirlande de fleurs autour du bord, avec au centre deux colombes sur deux branches croisées. |
mariage le 17 juin 1909 à Paris 20e entre
|

Elles ont finalement un style très proche.
En ce qui concerne les graveurs, voici ce que j'ai pu découvrir sur les deux noms gravés :
J'ai trouvé trace d'un "Raymond
Gayrard" (1777-1858) graveur et sculpteur.
Il a créé - entre autres - des jetons pour le sacre de Charles X. Une médaille à l'effigie
de Louis XVIII.
Il participe au concours organisé par la toute jeune IIIe république pour créer de nouvelles pièces
(3 mai 1824) ainsi qu'aux deux concours de 1848 sur le même sujet. Il fait une médaille de Eugene Napoléon
de Beauharnais.
Il participe également au Salon de 1831 avec son fils ("père et fils")
Il a eu des élèves. Un livre au moins lui a été consacré par Jules Duval: R. Gayrard,
graveur et statuaire Ed. ? Paris 1859 (réédité aux Ed. Carrere, Rodez sans date ?)
Une médaille de mariage au nom de "Gayrard" était à vendre aux enchères sur un site
marchand pour la modeste somme de 23 € mais n'ai pu en savoir plus ni pu demander l'autorisation de publier la photo
car la vente était close... dommage !
Jean Lagrange quant à lui est né en 1831 et fut graveur général à la Régie des Monnaies de 1880 à 1896. Il créa notamment une pièce de monnaie de 20 francs or pour la Tunisie (sous protectorat français depuis 1881). Sa 'marque' sont les faisceaux de la verge représentés sous la forme d'un paquet de verges siées autour d'une hache que les licteurs romains portaient comme symbole de la magistrature.
D'ailleurs, ne serait-ce pas une bonne idée que d'en offrir une en cadeau de mariage ?
Dans un article intitulé les jeunes filles de la noblesse française sous Louis XVI, Luc BOISNARD explique que l’habitude s’est répandue (35) dans le public d’adresser des "billets de part" (36), alors que jusque-là on donnait avis aux parents par une visite ou un billet manuscrit ; et la description de ces faire-part ressemble étrangement aux motifs gravés sur ces médailles : en effet, dans ces faire-part de l’époque, le texte est entouré de palmiers,
"avec en haut un autel où l’Hymen allume les cierges de l’époux et de l’épouse en tuniques ; en bas, des amours enchainent le temple avec des guirlandes de roses ; en tête, une vignette où deux fiancés, dans le goût des petites figures des Idylles de Berquin, se pressent au pied d’un autel où l’Amour tient une couronne ; autour, un très joli cadre rocaille, au haut duquel à une guirlande est attaché un médaillon où des colombes se becquètent..." |
N’est-ce pas étrange de retrouver tuniques, guirlandes de roses, autels, colombes... ? Encore que... il y ait sans doute une certaine logique !
La tradition fixe les règles que doivent suivre les jeunes mariées. Ce jour-là, il s'agit de
se faire belle. Mais la notion de beauté fluctue
au gré du temps qui passe. C'est pourquoi là aussi il faut tenter de retracer l'évolution au fil du temps.
époque |
présentation de la robe |
| Empire romain | robe blanche et couronne de fleurs d'oranger |
| époque médiévale | juste sa plus belle robe |
| Renaissance | robe blanche |
| ?? | souvent la robe est rouge (la garance produit la couleur la plus stable) |
| fin du XVIIIe jusque vers 1960 | la robe blanche s'impose peu à peu, mais dans certaines régions les robes noires sont reines jusque début du XXe (Ollières) |
| des années 1960 à nos jours | Vers 1970, pantalons et couleurs trouvent une petite place qui s'agrandit, mais le blanc reste dominant |
| Chine | robe rouge |
| Maghreb Vietnam |
plusieurs robes différentes au cours de la journée |
L’acte
respectueux"
ANDRIEU Gaby, in "Le Gonfanon" n° 35 - 3e trim. 1990 - p. 6 à 9
Les jeunes
filles de la noblesse française sous
Louis XVI
BOISNARD Luc, Revue "Histoire & généalogie" - n° 38 - nov./déc. 1991 - p. 37 à 53
Histoire du mariage en Occident
BOLOGNE Jean-Claude, éd. J.C. Lattès – 1995
Contrats
de mariage :
comment et pourquoi ?
BEAUCARNOT Jean-Louis, Revue française de généalogie n° 135 août/sept. 2001, p.
33 à 35
Le
concubinage
CHRISTIAN Francis, revue Gé-Magazine n° 143 - déc. 1995 (cf revue Ge Magazine)
Origine et contenu du sacrement de mariage catholique
COSNAY Chantal, C. Lacour éd., Nîmes 2003
Le mariage
COSSON Stéphane, Revue française de généalogie et d'histoire des familles n° 168
fév.-mars
2007, rubrique "Histoire & documents" p. 24 à 26
DEGEORGES Daniel (cf revue AMA)
R. Gayrard, graveur et statuaire
DUVAL Joseph, Ed. ? Paris 1859 (réédité aux
Ed. Carrere, Rodez sans date ?)
résumé du livre sur ce site http://users.pullman.com/fjstevens/tokens/ArrasTokens/FlorangeIntro.htm
Le mariage du XVIe au XIXe siècle
n° sp. Revue française de généalogie (date ?) - p.m. (non lu)
Paperasse matrimoniale
auteur ?, Revue française de généalogie & d'histoire des familles n° 159 août-sept.
2005, p. 42 à 46
p.m. (non lu)
Les amours paysannes
FLANDRIN Jean-Louis, Gallimard-Julliard, 1975
L'amour et le mariage dans la numismatique
FLORANGE Jules, Moulins 1936 (n'ai lu que la synthèse mise en ligne trouvée via le site 'elisapassion'
(cf webgraphie)
FORGES, Jean-Francois (cf Revue Ge Magazine)
L'histoire du mariage
JEANNIN-DA COSTA Sabine, éd. de La Martinière, 1996
(non lu)
HYPPOLITE Marguerite (cf revue AMA)
L'assemblée d'élection
de Clermont 1787-1788
LAPORTE Pierre
Les institutions de la France sous la monarchie absolue
MOUSNIER Robert, Ed. Presses Universitaires de France, 1974, coll.« Histoire des
Institutions »
la vie
rurale en Basse Auvergne au XVIIIe siècle
POITRINEAU Abel, Réédition Laffite Reprints - Marseille 1979 (1e éd. 1965)
REMUZON Thierry (cf revue AMA)
St
Martin d’Ollières, ma commune
ROCHE Roger, mémoire réalisé dans le cadre de l’Ecole Normale de Clermont-Fd
éd. à compte d’auteur - 1951 (épuisé)
Se marier
entre parents
SEGALEN Martine, in Revue Gé-Magazine n° 11 - octobre 1983
Fréquence et répartition
des mariages consanguins en France
SUTTER Jean & TABAH, Léon, Revue Population - 1948 - n° 4 - p. 607-630
THIEBAULT Docteur Jean-Marie
notes prises lors d'une intervention au Cercle de Généalogie de Franche-Comté à Pontarlier le
2 juin 1984
articles cités regroupés par revues
AMA (A Moi Auvergne) (revue du CGHAV)
==> n° 83 - 1e trim. 1998, p. 57 réponse de Thierry REMUZON
==> n° 68 - 2e trim. 1994 p. 118 réponse de Marguerite HYPPOLITE
==> n° 67 - 1er trim. 1994 p. 59 réponse de Daniel DEGEORGES
Gé magazine
==> n° 143 - déc. 1995
................. p. 9 réponse de Jean-Antoine FORGES
................. p. 18 à 22 "le concubinage" par Francis CHRISTIAN
==> n° 13 - fév. 1985 p. 25
==> n° 11 - octobre 1983 "Se marier entre parents" par Martine SEGALEN
RFG (Revue
Française de Généalogie)
(devenue Revue française de généalogie & d'histoire des familles en (date ?))
==> n° ? , p. 17
==> n° 135, août/sept. 2001, Jean-Louis BEAUCARNOT
==> n° spécial (date ?) "Le mariage du XVIe au XIXe siècle"
==> n° 159, août-sept. 2005 "paperasse matrimoniale"
==> n° 168, fév.-mars 2007 "mariage" par Stéphane COSSON
Histoire & généalogie
==> n° 38 - nov./déc. 1991 - p. 37 à 53
Le Gonfanon (revue de l'ARGHA)
==> n° 35 - 3e trim. 1990 - p. 6 à 9 "L'acte respectueux" par Gaby ANDRIEU
Webgraphie
(consultation au fil des ajouts)
http://www.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10050&ssrubrique=10296&article=12108
http://membres.lycos.fr/elisapassions/COUPdeCOEUR%201.htm (~milieu page)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Robe_de_mari%C3%A9e
1 - in "le concubinage", CHRISTIAN Francis, revue Gé-Magazine n° 143, déc. 1995 (retour)
2 - "l'Eglise restera longtemps extérieure au mariage qui ne deviendra, en fait, un sacrement qu'au XIIe siècle" précise Francis Christian dans ce même article
3 - ex 5 (retour)
4 - Robert Mousnier cite Jean Bodin, dont la citation est extraite de "De la République", éd. de 1576, liv. I, chap.II (retour)
5 - in Dictionnaire universel, 1690 par Messire Antoine FURETIERE (1619-1680), de l'Académie française (retour)
6 - Francis Christian, article cité, p. 19 (retour)
7 - R. Mousnier, doc. cité (retour)
8 - 13 ans pour les filles dit Pierre LAPORTE in L'assemblée d'élection de Clermont 1787-1788 (retour)
9 - à partir de 1527 (retour)
10 - R. Mousnier, doc. cité p. 57 (retour)
11 - R. Mousnier, doc. cité p. 58
"Le propre curé était défini comme celui dans la paroisse de qui chaque partie réside effectivement depuis
six mois ou un an" (retour)
12 - R. Mousnier, doc. cité p. 58
"suborner quelqu'un, c'est le porter à agir contre son devoir, à accomplir une mauvaise action par des paroles,
c'est le séduire, c'est commettre l'acte qui fut appelé plus tard le 'rapt de séduction'. Le rapt était
puni de mort.
En effet, l'absence d'autorisation seule ne pouvait entraîner la dissolution du mariage car cela aurait
rendu le décideur hérétique. Il fallait pour échapper à cette condamnation y adjoindre obligatoirement
la notion de rapt : le Concile de Trente avait rendu nul tous les mariages conclus après un rapt, sur
la présomption que la ravie n'avait pas été libre de son consentement. Si séparée de son ravisseur, elle
donnait un consentement libre, le mariage pouvait être alors conclu précisait le Concile" (retour)
13 - R. Mousnier, doc. cité p. 58
"Le notaire concerné peut être puni de mort"
(retour)
14 - réponse de Jean-Antoine FORGES in Revue Gé-Magazine n° 143, décembre 1995, p. 9 (retour)
15 - information donnée par Daniel DEGEORGES dans la revue A.M.A. n° 67 - 1e trim. 1994 p. 59, en réponse à la question 67 - 2838 (retour)
16 - in L'acte respectueux, Gaby ANDRIEU, revue Le Gonfanon n° 35, 3e trim. 1990, p. 6 à 9 (retour)
17 - in Se
marier entre parents, Martine SEGALEN in Revue Gé-Magazine
n° 11, oct. 1983
L'auteur cite le livre de Jean-Louis Flandrin, les amours paysannes, Gallimard-Julliard, 1975 (retour)
18 & 19 - in Revue Française de Généalogie (n° 76, oct./nov. 1991), réponse par Y. Candoret à la question 2123 p. 17 (retour)
20 - in Se marier entre
parents, Martine SEGALEN in Revue Gé-Magazine n° 11, oct. 1983
L'auteur cite l'article Parler famille de Tina Jolas, Yvonne Verdier et Françoise Zonabed dans la revue l'Homme,
X, 3, 1970 p. 5-26 (retour)
21 - Martine Segalen, article cité (retour)
22 - signalé par le Docteur THIEBAULT au cours d'une réunion du Cercle de Généalogie de Franche-Comté à Pontarlier (Doubs) le 2 juin 1984 (retour)
23 & 24 - signalé par le Docteur Thiébault, idem (retour)
25 - le divorce étant interdit, une femme séparée de son mari ne pouvait vivre dans la société (retour)
26 - j'ai lu aussi 30 août 1798
27 - in L'acte respectueux, Gaby ANDRIEU, Revue "Le Gonfanon" n° 35, 3e trim. 1990, p. 6 à 9
28 - in La vie rurale en Basse-Auvergne au XVIIIe, Abel POITRINEAU, P.U.F., 1965, 2 tomes (thèse de doctorat) p. 598 (réédités depuis par les éd. JEanne Laffitte Reprints, 1979
29 - information donnée par Daniel DEGEORGES in revue A.M.A. n° 67, 1e trim. 1994 p. 59, en réponse à la question 67-2838
30 - information donnée par Marguerite HYPPOLITE en réponse à la question 67-2838 in revue A.M.A. n° 68, 2e trim. 1994 p. 118. Elle précise aussi que la majortié royale avec Charles V (1364-1380) est de 14 ans.
31 - in Le concubinage, article cité, p. 22
32 - Emmanuel TODD distingue sept grands groupes "variant à la fois entre les structures communautaires et nucléaires et les pratiques d'endogamie et d'exogamie" dans son livre la troisième planète, éd. du Seuil, 1982 (source : RFG n° 135 article de J.L. Beaucarnot)
33 - réponse de Thierry REMUZON (CGHAV-492)
in AMA n° 83, 1e trim. 1998 p. 57
| "Dans la région d'Ambert, et sans doute ailleurs en Auvergne, la dote
est généralement constituée d'une somme d'argent que l'on donne à la future mariée
en échange de sa renonciation à tous ses droits dans la succession de ses parents comme dans celles
de collatéraux éventuels. (...). Dans les familles modestes, la maigre somme d'argent est complétée par des animaux (une chèvre, une ou deux brebis avec leurs agneaux, etc. ...) A la dot, s'ajoute également un "ameublement" qui comprend le linge de la mariée, et souvent des draps et quelques meubles" |
34 - Dans la revue Ge Magazine n° 13 de fév. 1985 p. 25, une personne pose la question, après description « que peut être cette médaille ? » Quelqu’un répond dans un numéro suivant qu’il en possède trois, des années 1831, 1876 et 1883 ; la première étant corrézienne et les deux autres bourguignonnes
37 - Stéphane Cosson appelle cette partie de dot "les dotalices"
38 - Le mariage, Stéphane COSSON, RFG n° 168, fév./mars 2007
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