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| par l'évêque, par le châtelain ou par le décimateur dont il relève. |
Il peut être assisté d'un ou de plusieurs prêtres.
Dans les registres paroissiaux on lit parfois les mots "communaliste" et "clerc" pour désigner un prêtre.
Communaliste : il s'agit alors d'un prêtre originaire de la paroisse et y demeurant mais dont la fonction ne lui procure aucune ressource.
Clerc :
c'est un postulant à la prêtrise dont la préparation intellectuelle et morale a lieu dans une cure proche de son lieu d'origine, car le recrutement local est très fréquent.
la rémunération des prêtres |
"C'est pour l'aménagement de l'église que se manifestent les premières formes organisées de la vie collective" . En effet, l'aumône collective pour acheter des objets religieux, les legs entraînent "une gestion collective, plus ou moins directe, des paroissiens sous un contrôle ecclésiastique" . Cette organisation porte le nom de "fabrique".
Ainsi, la fabrique est une association de paroissiens et de religieux ayant en charge l’administration des fonds et revenus affectés à l’entretien d’une église.
C’est une association propre à la vie religieuse, bien distincte du « conseil paroissial » réservé aux affaires civiles de l’unité géographique concernée (*).
Un bureau du Conseil est constitué. Marguillier et luminier en font partie.
Le marguillier a la responsabilité de la fabrique.
Il doit fournir l'ensemble du luminaire en cire et procurer les hosties. Il peut avoir la permission du curé d'officier et d'administrer les sacrements de l'Eglise si celui-ci est absent (et le vicaire).
Il peut choisir et instituer un vice-marguillier, lequel aura la charge de porter clochette et lanterne lorsque l'Eucharistie est portée au malade, et de porter la croix devant les défunts.
Tous deux doivent en principe assister à la messe paroissiale de chaque jour.
Il "favorise le bon exercice du culte en s'occupant du matériel et des lieux ecclésiastiques. Il a pour cela une part des revenus de l'église et parfois ceux de biens donnés en fondation". Mais "parfois ce mot est une autre appellation du marguillier".
Il est aussi le garde du registre public (matricule) où l'on enregistre les pauvres qui demandent l'aumône à la porte des églises. En conséquence, il sait (au moins) signer.
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Deux impôts lui sont propres :
"C'est la part du produit des terres qui revient à l'Eglise. Quérable, c'est-à-dire prise dans le champ, elle précède donc le champart seigneurial, portable. (Elle) ne correspond que rarement au dixième des fruits (d. à la douzième, à la dix-huitième gerbe...)" (source)
En ce qui concerne l’historique de ce bénéfice :
Il "devint obligatoire au VIIIe siècle par deux capitulaires (779 et 794). Charlemagne en fit une loi civile destinée à compenser les biens dont le clergé avait été spolié par Charles Martel et par Charlemagne lui-même"
Que l'on soit religieux séculiers ou religieux réguliers n'empêchent pas d'avoir des défauts : c'est ainsi que parfois éclataient de longues disputes entre eux sur le sujet de qui devait toucher quoi.
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Comme aujourd'hui si je puis dire, leur rémunération a une partie fixe (portion congrue) et une partie variable (droits curiaux).
Il s’agit en quelque sorte de la partie fixe et régulière. C'est la "part jugée convenable, en fait insuffisante, qui revient au curé du produit de la dîme ; à la fin de l'Ancien Régime, le bénéficiaire décimateur doit reverser normalement 700 livres" (source)
Je dis "partie régulière", mais comme toujours il est arrivé que le verseur oublie de verser !
les droits curiaux
Ils sont essentiellement de deux types :
- la manse, qui correspond aux terres louées par [pour] la cure
- les droits paroissiaux, qui correspondent aux "contrats" ou "traités" passés avec les paroissiaux et que ceux-ci s'engagent à verser, sachant que les communautés se divisent en pauvres, moyens et riches et qu'en conséquence la somme peut varier.
Exemple :
| . prêt de son étable pour abriter du bétail, . accès à des bancs dans l'église, . droit à un pâté les jours de fête, . charruage, . luminaire, . somme remise lors d'un mariage . somme remise lors d'un décès (chefs d'autels /enfants de moins de 14 ans /enfants de moins de 7 ans) |
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le mandement sera analysé plus précisément dans le chapitre de l’entité administrative (pas encore de lien) (retour au texte)
in "les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents Régionaux (retour au texte)
in "Recherches sur les droits paroissiaux en Franche Comté au Moyen-Age" (retour au texte)
in "vivre au village au moyen-âge" p. 62 (retour au texte)
le conseil syndical sera analysé plus précisément dans le chapitre de l’entité administrative (pas encore de lien) (retour au texte)
in "les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents Régionaux p. 64 (retour au texte)
in "Les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents régionaux p. 38 (retour au texte)
in "les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents Régionaux (retour au texte)
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