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| la femme accouche rarement dans son lit, mais plutôt devant la cheminée, souvent la seule source de chaleur, en adoptant la position qui lui convient le mieux ou que la coutume locale a fixée. (source 1) |
Seules quelques femmes dans les grandes villes avaient pu se former auprès des chirurgiens et à Paris seulement existait une école à la maternité de l'Hôtel-Dieu de Paris dont seulement une dizaine de femmes par an pouvaient profiter.
Avec le développement des sciences et notamment celle de la démographie, le roi exige le contrôle de l'exercice de sage-femmes.
C'est ainsi que des règles se mettent en place : le juge de police du ressort de la paroisse accepte la candidature et le curé des lieux reçoit le serment tel que prescrit par le rituel du diocèse concerné. (source 2). D'où l'appellation "jurée sage-femme".
L'une d'entre elles, Madame du Coudray, obtient le premier brevet royal en 1760 l'autorisant à enseigner dans tout le royaume à l'aide de sa "machine à démontrer" et de son manuel sur "L'art des accouchements". Grâce à elle et aux 200 démonstrateurs brevetés c'est 10.000 femmes qui ils acquerront des compétences en la matière (enfin... celles de l'époque) (source 1)
Avec la Révolution française, toutes les grandes villes eurent leur école d'accoucheuses. Puis une Commission médicale dans chaque province fut créée pour qu'elles se fassent enregistrer. (source 3).
Au jour d'aujourd'hui, la définition du métier donnée par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) est la suivante :
"Une personne qui a suivi un programme de formation reconnu dans son pays, a réussi avec succès les études afférentes et a acquis les qualifications nécessaires pour être reconnue ou licenciée en tant que sage-femme. Elle doit être en mesure de donner la supervision, les soins et les conseils à la femme enceinte, en travail et en période post-partum, d'aider lors d'accouchement sous sa responsabilité et prodiguer des soins aux nouveau-nés et aux nourrissons. Ses soins incluent des mesures préventives, le dépistage des conditions anormales chez la mère et l'enfant, le recours à l'assistance médicale en cas de besoin et l'exécution de certaines mesures d'urgence en l'absence d'un médecin. Elle joue un rôle important en éducation sanitaire, non seulement pour les patientes, mais pour la famille et la préparation au rôle de parents et doit s'étendre dans certaines sphères de la gynécologie, de la planification familiale et des soins à donner à l'enfant. La sage-femme peut pratiquer en milieu hospitalier, en clinique, à domicile ou en tout autre endroit où sa présence est requise." |
Et n'oublions pas qu'officiellement, le pluriel de sage-femme est... sages-femmes ! Eh oui, c'est une exception car d'habitude il ne faut pas de s lorsque le mot est suivi d'un tiret.
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1. http://www.genealogie.com/v2/genealogie-en-ligne/ancien-metier.asp?id_metier=78
2. Voir le message du forum du CGHAV du 16 mai 2010 http://fr.groups.yahoo.com/group/cghav/message/13838
3. http://metiers.free.fr/mcontr.html#sagefemme
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