sens
de la vie
la franc-maçonnerie
Je ne sais pas s'il était possible d'être non
croyant dans les temps anciens. Difficile d'échapper au poids de la religion. En tout cas certains eurent l'idée
de créer une société secrète intitulée "Franc-Maçonnerie"
Venant d'Angleterre elle se développe en France à partir de 1737.
En 1738, Clément XII dénonce le péril, ce que renouvelleront Benoît XIV,
Pie VII, Léon
XII ; Pie VIII, Grégoire XIV et Pie IX iront dans le même sens avant que Léon XIII ne reprenne
cette condamnation par son encyclique "Humanum Genus" du 20 avril 1884 (1) dans
laquelle il dénonce "la secte des francs-maçons comme une association criminelle, non moins pernicieuse
aux intérêts du Christianisme qu'à ceux de la société civile". (2)
A ce jour, une déclaration de la Sainte Congrégation pour la Doctrine de la Foi en
date du 26 novembre 1983, approuvée par le pape Jean Paul II, exprime clairement la condamnation de la Franc-Maçonnerie
par l'Eglise (3)
Le jugement négatif de l'Eglise sur la "franc-maçonnerie demeure donc inchangé, parce
que ses principes "ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine "de
l'Eglise ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Eglise<-"><:f><+"><:f240,BArial,> de
s'y inscrire. "Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état "de péché grave
et ne peuvent s'approcher de la sainte "Communion" (4). Et pourtant... les candidats s'engagent, en entrant
dans l'Ordre, "jurer la main sur le cœur, de ne rien dire,
écrire ou faire, en loge, contre la religion, contre les mœurs et contre l'Etat... d'être toujours
prêt à voler au secours de l'humanité" (5)
Il faut également remarquer que les noms des loges sont souvent ceux de saints. De même y eut-il des
fêtes maçonniques à l'occasion de la naissance du premier fils de Louis XVI. Certaines loges paient
même parfois les études de futurs prêtres...
Les Loges sont constituées par "l'élite des trois Etats" (6) : "il
faut être doué d'un talent quelconque, soit en fait d'art, soit en fait de science, et avoir
déjà donné une preuve publique et suffisante de ce talent"
Il faut savoir en effet que dans les ateliers francs-maçons de l'Ancien régime, des membres des trois
Ordres s'y rencontrent, y discutent ensemble : des nobles, des magistrats, des négociants, des rentiers (7), également
des prélats, des membres du clergé régulier, des curés... et même des femmes à "St
Julien" de Brioude (Haute-Loire), du moins au début. Ce qui prouve tout de même une belle ouverture
d'esprit !


Signatures
Les signatures au XIXe accompagnées de points entre des
barres parallèles sont des signatures maçàniques.
Le nombre de points peut varier de 3 à 7 et il correspond à des grades.
On
peut aussi rencontrer trois points en triangle ou séparés par une barre oblique. Tous ces signes indiquent l'appartenance
à différents rites ou obédiences.
Ceci peut permettre de retrouver dans quelle loge était
son ancêtre : pour cela il faut consulter à la Bibliothèque nationale, département des manuscrits, le fichier
du fonds maçonnique qui donnera les cotes des dossiers de loges qui existaient à l'époque à proximité du domicile
de son ancêtre. Ces dossiers peuvent contenir des tableaux de la Loge avec renseignements sur les membres de
la loge. (source : Gé Magazine n° ?)


Bibliographie
-Archives du Grand Orient aux A.N.
- 3 tomes d'Alain Le Bihan éd. Bibliothèque nationale, 1966
.
Francs-maçons parisiens du Grand Orient de France (fin du XVIIIes.)
. Loges et chapitres de la Grande Loge et du Grand Orient de France (seconde moitié du XVIIIe s.)
. Francs-maçons
& ateliers parisiens de la Grande Loge de France au XVIIIe (1760-1795)


voir le texte de l'encyclique édité aux éditions TEQUI OUI
p. 4 du document présentant l'encyclique de Léon XIII
Texte joint à l'encyclique par les éditions TEQUI
p. 33 du document présentant l'encyclique de Léon XIII
citation p. 16 in "Les Francs-Maçons de Basse Auvergne..."
citation d'un texte de 1774, p. 14 in "Les Francs-Maçons de Basse Auvergne..."
(mais pas d'artisans ou de laboureurs)

MAJ
mercredi 7 mars, 2007
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