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| par l'évêque, par le châtelain ou par le décimateur dont il relève. |
Il peut être assisté d'un ou de plusieurs prêtres. Le vicaire est celui qui exerce en second les fonctions attachées à un office ecclésiastique.
Dans les registres paroissiaux on lit parfois également les mots "communaliste" et "clerc" pour désigner
un prêtre.
Communaliste : il s'agit alors d'un prêtre originaire de la paroisse et y demeurant mais
dont la fonction ne lui procure aucune ressource (3).
Clerc : c'est un postulant à la prêtrise dont la préparation
intellectuelle et morale a lieu dans une cure proche de son lieu d'origine, car le recrutement local est très fréquent. (4)
Enfin peut-être est-il nécessaire de rappeler que pour entrer dans les 'ordres sacrés', dits aussi 'ordres majeurs' la famille devait constituer au futur diacre ou prêtre 80 livres de revenus (5).
Sur ce sujet, une précision est apportée sur le forum du CGHAV du 22 octobre 2010 par Alain Rossi concernant ce financement du titre clérical de 'curé'. Cela
"(...) signifiait que les parents avaient avancé l'argent du "Titre clérical" qui représentait entre 1.200 et 1.600 livres (de façon à assurer au curé la rente à 5 % comme miniumum vital afin de ne pas l'obliger à mendier son pain) A la disparition du curé le titre était remboursé à la famille et, ainsi, (le reste de la somme) ne disparaissait pas de son patrimoine. Souvent aussi, il était transféré sur la tête d'un neveu qui prenait la succession de son oncle. Immobiliser une telle somme pour 30 ou 40 ans, représentait un gros sacrifice pour la famille qui devait donc en avoir les moyens. (...). On notera en outre que la création de ce titre clérical donnait lieu à l'établissement d'un contrat notarié et comme il dépassait 50 livres, ce contrat nécessitait une insinuation dans les registres de Riom sans doute." (donc une piste intéressante pour trouver des infos) |
Ce qui veut dire qu'un parent de curé fait vraisemblablement partie d'une famille de bourgeois, de notaires ou gros laboureurs.
la rémunération des prêtres |
"C'est pour l'aménagement de l'église que se manifestent les premières formes organisées de la vie collective". En effet, l'aumône collective pour acheter des objets religieux, les legs entraînent "une gestion collective, plus ou moins directe, des paroissiens sous un contrôle ecclésiastique" . Cette organisation porte le nom de "fabrique". (6)
Ainsi, la fabrique est une association de paroissiens et de religieux ayant en charge l’administration
des fonds et revenus affectés à l’entretien d’une église.
C’est une association propre à la vie religieuse, bien distincte du « conseil
paroissial » réservé aux affaires civiles de l’unité géographique concernée (7).
Un bureau du Conseil est constitué. Marguillier et luminier en font partie.
Le marguillier a la responsabilité de la fabrique.
Il doit fournir l'ensemble du luminaire en cire et procurer les hosties. Il peut avoir la permission du curé d'officier
et d'administrer les sacrements de l'Eglise si celui-ci est absent (et le vicaire).
Il peut choisir et instituer un vice-marguillier, lequel aura la charge de porter clochette et lanterne lorsque l'Eucharistie est portée au malade, et de porter la croix devant les défunts.
Tous deux doivent en principe assister à la messe paroissiale de chaque jour.
Il "favorise le bon exercice du culte en s'occupant du matériel et des lieux ecclésiastiques. Il a pour cela une part des revenus de l'église et parfois ceux de biens donnés en fondation". Mais "parfois ce mot est une autre appellation du marguillier".
Il est aussi le garde du registre public (matricule) où l'on enregistre les pauvres qui demandent l'aumône à la porte des églises. En conséquence, il sait (au moins) signer.
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Deux impôts lui sont propres :
"C'est la part du produit des terres qui revient à l'Eglise. Quérable, c'est-à-dire prise dans le champ, elle précède donc le champart seigneurial, portable. (Elle) ne correspond que rarement au dixième des fruits (d. à la douzième, à la dix-huitième gerbe...)" (8)
En ce qui concerne l’historique de ce
bénéfice :
Il "devint obligatoire au VIIIe siècle par deux capitulaires (779 et 794). Charlemagne en fit une loi civile
destinée à compenser les biens dont le clergé avait été spolié par Charles Martel
et par Charlemagne lui-même" (9)
Que l'on soit religieux séculiers ou religieux réguliers n'empêchent pas d'avoir des défauts : c'est ainsi que parfois éclataient de longues disputes entre eux sur le sujet de qui devait toucher quoi.
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Il s’agit en quelque sorte de la partie fixe et régulière. C'est la "part
jugée convenable, en fait insuffisante, qui revient au curé du produit de la dîme ; à la
fin de l'Ancien Régime, le bénéficiaire décimateur doit reverser normalement 700 livres" (10)
Je dis "partie régulière", mais comme toujours il est arrivé que le verseur oublie de verser
!
Elle porte aussi le nom de 'bénéfice'.
C'est la portion d'un bien d'église affectée à un particulier en raison de son poste.
C'est l'usufruit des biens ecclésiastiques perçus par un clerc en raison de l'office spirituel dont il a la charge.
Pour qu'il y ait bénéfice
- le droit de perception ne peut être établi que par le pape ou un évèque, sinon il s'agit d'une donation ou d'un legs pieux ;
- sa durée ne peut être que perpétuelle, c'est-à-dire la vie durant son bénéficiaire
Son but
Etre un honoraire nécessaire à l'entretien des ministres de Dieu et non le prix ou la récompense du service spirituel.
Comme aujourd'hui si je puis dire, leur rémunération a une partie fixe (portion congrue) et une partie variable (droits curiaux).
Ils sont essentiellement de deux types :
- la manse, qui correspond aux terres louées par [pour] la cure
- les droits paroissiaux, qui correspondent aux "contrats" ou "traités" passés
avec les paroissiaux et que ceux-ci s'engagent à verser, sachant que les communautés se divisent en pauvres,
moyens et riches et qu'en conséquence la somme peut varier.
Exemple :
| . prêt de son étable pour abriter du bétail, . accès à des bancs dans l'église, . droit à un pâté les jours de fête, . charruage, . luminaire, . somme remise lors d'un mariage . somme remise lors d'un décès (chefs d'autels /enfants de moins de 14 ans /enfants de moins de 7 ans) |
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le presbytère et la chaumière
VERNUS,
Michel - coll. plaisir de l'histoire - éd. Togirix, Rioz, 1986
Etrennes ecclésiastiques à l'usage de la province d'Auvergne pour l'année 1767
chez Pierre Viallanes, Imprimeur-libraire - réf. BNF 8°LC 29.18ter
L'abbaye de la Chaise-Dieu, 8 siècles d'histoire 1043-1790
GAUSSIN, Pierre-Roger - éd. Almanach de Brioude, 1967 - p. 149 à 152
Livre des habitants de Genève
tome 1, 1549-1560, publié avec une introduction et des tables par Paul-F. Geisendorf - Librairie E. Droz, Genève, 1957
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1 - "Livre des habitants de Genève", tome 1, 1549-1560, publié avec une introduction et des tables par Paul-F. Geisendorf - Librairie E. Droz, Genève, 1957
On en retrouve l'analyse dans la revue A Moi Auvergne (retour au texte)
2 - le mandement sera analysé plus précisément dans le chapitre de l’entité administrative (retour au texte)
3 - in "les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents Régionaux (retour au texte)
4 - in "Recherches sur les droits paroissiaux en Franche Comté au Moyen-Age" (retour au texte)
5 - les ordres sacrés se composaient des
. ordres majeurs, composés du sous-diaconat, du diaconat, de la prêtrise et de l'épiscopat (évèque). Ils existent toujours, seul le niveau de sous-diaconat a disparu ;
. ordres mineurs, composés des degrés suivants : portier, exorciste, lecteur, acolyte. Seuls ces deux derniers existent encore mais en tant que "ministères"
J'ai trouvé l'information du titre clérical de 8O livres de revenus dans le livre d'Abel Poitrineau p. 610 (retour au texte)
6 - in "vivre au village au moyen-âge" p. 62 (retour au texte)
7 - le conseil syndical sera analysé plus précisément dans le chapitre de l’entité administrative (retour au texte)
8 - in "les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents Régionaux p. 64 (retour au texte)
9 - in "Les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents régionaux p. 38 (retour au texte)
10 - in "les cahiers de doléances" Annales du CRDP de Clermont-Fd, coll. Documents Régionaux (retour au texte)
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