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ATELIER 2005

mardi 15 février 2005

 

Première rencontre dans cet atelier qui a démarré à la rentrée 2004. Je prends donc le train en route.
Nous sommes trois participants aujourd'hui.

Axe de travail de ce jour : l'imaginaire autour des quatre éléments vitaux que sont la terre, l'eau, le feu et l'air.
Trois approches :
1. travail préparatoire sur ces quatre éléments,
2. texte sur l'élément que vous choisissez, en vous appuyant sur votre travail préparatoire,
3. bricolage en faisant des phrases avec le travail préparatoire.

A
I
F
T
E
R
R
E
A
U
U

Depuis cet atelier, sur ces quatre éléments j'ai vu des sites intéressants :
- sur MUSENFANCES, projet arts visuels du département de l'Isère
- un site suisse pour les enfants de moins de 10 ans

1 - travail sur ces quatre éléments

Prendre quatre feuilles pour traiter chaque élément de la façon suivante :

proverbe, citation, expression
association d'idées
souvenir
sensation agréable
sensation désagréable
(libre)

la terre

1. expressions : "terre, terre" - "mettre pied à terre"
2. asso. d'idées : globe terrestre - l'attachement à la terre
3. souvenir : une violente chute sur le sol
4. sensation agréable : le plaisir de retrouver la terre ferme après deux jours de navigation - l'odeur de la terre après la pluie
5. sensation désagréable : les ongles plein de terre lorsque l'on jardine
6. (libre) : Terrienne forcément et bien enracinée, résolument utile, réellement indispensable, elle forme notre monde.

l'eau

1. expression : "fontaine, je ne boirai jamais de ton eau "
2. asso. d'idées : la piscine - allo
3. souvenir : ma première vision de la mer
4. sensation agréable : la fraîcheur du ruisseau alors que midi sonne au clocher - le bruit de la fontaine.
5. sensation désagréable : impression d'être engloutie lorsque l'on perd pied
6. (libre) : Extrêmement mouvante, aussi immobile que la mort, ultra mouillée tu es.

le feu

1. expression : "du feu de Dieu" - "voir rouge" - "chercher à faire feu de tout bois" - "tout feu tout flamme"
2. asso. d'idées : cheminée - chaud - impalpable - mystérieux
3. souvenir : un rêve : le feu immense s'ouvre devant moi et se referme derrière
4. sensation agréable : la chaleur du feu de bois et son grésillement - la fascination des flammes
5. sensation désagréable : la brûlure
6. (libre) : Follement changeant et si joliment rouge orangé, un feu c'est la vie.

l'air

1. expression : "léger comme l'air" - "jouer les filles de l'air"
2. asso. d'idées : l'aire d'autoroute - chambre à air - cervolent
3. souvenir : de mon premier vol en avion
4. sensation agréable : un vent léger se lève
5. sensation désagréable : un vent trop fort, inquiétant - courant d'air
6. (libre) : aérien lorsque tu es libre, indispensable à notre vie, réellement, sans toi, que serions-nous ?

2 - Ecrire un texte sur votre élément préféré

Le commencer par "je suis" puis par "ce que je fai", "ce que je sens", et enfin "ce que je pense".

L'air

Je suis l'air, l'air que tu respires.Rien ne m'arrête, rien ne peut vivre sans moi.
Parfois tu dis "aussi léger que l'air" pour parler de quelque chose d'aussi impalpable que moi.
Selon mon humeur, lorsque je suis détendu je suspends alors mon souffle pour me faire oublier. Temps idyllique dis-tu alors. Mais parfois, quand l'envie me prend d'être insupportable, je fais ma grosse voix et nul alors ne peut oublier que je souffle : les feuilles voltigent, le taureau recule, les camions s'arrêtent sur les aires d'autoroute.
Le feu s'agite dans la cheminée qui devient un vrai courant d'air au sens strict du terme. Les tuiles s'envolent, se prenant pour des feuilles d'automne. Leur atterrissage fait un bruit mat et éclaté.
Les nuages filent à perdre haleine. Pas fous, ils vont voir ailleurs si le temps est meilleur !
Les antennes s'agitent et s'accrochent désespérement à leurs cheminées.Tu penses que mes sautes d'humeur ont des raisons physiques explicatives ? que nenni quoiqu'en pensent les scientifiques : je suis seul à les décider - ou à les subir comme toi, humain. Et malgré ces évolutions imprévisibles, je suis l'indispensable, celui sans qui tout mourrait quasi instantanément.
Je t'observe et te rappelle à l'ordre lorsque tu m'oublies. Car je hais lorsque tu ne penses pas assez à moi ; c'est pourquoi j'aime te rappeler à l'ordre.Mais je t'aime malgré tout puisque je te connais beaucoup mieux que tu le penses : j'aime la douceur de ta peau, et parfois je joue avec tes cheveux pour le plaisir de les caresser. J'apprécie lorsque tu crois me maîtriser et je porte alors avec plaisir tes aéroplanes, tes fans de parachutisme, tes mongolfières ou tes parapentes.Je m'agace lorsque tu joues l'imprudent en allumant des feux pour faire le malin. Alors, parfois, j'attise pour te punir et fais le soufflet de forge. Et je me gausse devoir tous les efforts de tes pompiers que je respecte profondément toutefois. je respecte leur travail et sais m'arrêter lorsqu'il le faut.Ainsi, je suis beaucoup plus observateur que tu le croies, vois-tu.
Je te parlais de la douceur de ta peau. Mais que dire de celle de l'eau ? Elle peut être si immobile que je prdns malin plaisir à la rider quelque peu, voire à la rendre hystérique. Et les bateaux, hein, les bateaux qui vont sur l'eau ? Ils montent et descendent les vagues sagement jsqu'à ce que je mette un peu de folie dans tout ça.Quelles horreurs n'oses-tu m'envoyer ! Des produits si sales, si polluant que je finis par en perdre ma virginité. Attention, attention ! la ligne jaune n'est pas loin : crois-tu pouvoir ainsi m'âbimer impunément ?

Bref, n'oublie pas que je suis moi, une vraie réalité bien plus complexe que tu ne le penses. Que j'ai ma propre vie. Aussi apprécie ta respiration. Remercie-moi de me laisser domestiquer. Et alors, je serai toujours l'indispensable.

A la maison, j'ai écrit deux autres textes, sur l'eau et sur le feu.

3 - Bricolage de phrases en s'appuyant sur votre travail préparatoire

Sur un ou plusieurs des éléments.

Il regardait les flammes danser.
Dehors l'air était froid.
Il sentait encore l'odeur de la terre.
L'eau de la lessiveuse bouillait doucement.


Comme d'habitude il faisait feu de tout bois. Profitant d'un courant d'air, il fit tomber le globe terrestre haït, celui que son frère avait eu en cadeau, alors que lui, puni, n'avait eu droit à rien.


Ah, cette pluie dans le cou ! Ce pauvre chat avait horreur. Il espérait un feu de Dieu pour se réchauffer ! Rien à secouer de l'air pur de la montagne, il aimait bien trop son confort et était trop terre à terre pour s'en passer.

 


MAJ mercredi 29 juin, 2005

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