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PIXIS
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atelier du 11 octobre 2005
les lieux où l'on a dormi
C'est la reprise.
Corinne nous accueille et nous propose de faire un inventaire des lieux où nous avons dormi.
Elle nous cite en exemple le livre de Georges Pérec espèces d'espaces et nous l'illustre d'un passage (*). Et complète ceci d'un extrait de Méharée, de Théodore Monod :
"j'ai couché dans la forêt vierge, sans abri, à même les feuilles mouillées : et cette nuit-là précisément (...) la tornade tropicale s'est abattue sur cette forêt (...)".
L'exercice suivant consistera à raconter l'un de nos lieux d'endormissement.
INVENTAIRE
Il s'agit pour nous de faire une liste sous la forme que nous souhaitons (mots, phrase) soit par ordre chronologique montant ou descendant, soit par lieux où l'on a séjourné longtemps ou pas, soit en rebondissant d'un lieu à l'autre.
Voici le mien.
les lieux sécurisants ==>
- dans un appartement rond, une chambre-passage d'enfant sans âge,
- une 'petite pièce dans un nid d'aigle' explique la petite fille
- une chambre trop remplie d'objets, rythmée par le passage des trains de la ligne Paris/Toulouse
- chambre d'étudiante toute simple au luxe incroyable : un vieux fauteuil-club en cuir
- au fond de l'appartement, l'abri sûr, le refuge
- une grande pièce neutre certes, mais c'est la nôtre
- un rectangle gigantesque mais reposant avec ses murs lilas et bleu marine
- nuits vacancières dans des meubles d'antan et vue sur la forêt
- nuits franc-comtoises dans une chambre avec balcon et vue sur les vaches et leurs cloches
- vue sur le Puy-de-Dôme garantie
- sur cour parisienne trop calme
- sous le toit pentu, on peut marcher au plafond.
les lieux occasionnels ==>
- sur un matelas gonflable dans une maison de poupée
- sur matelas centenaire dans un lit d'aïeux grinçant (le lit, pas les aïeux !)
- chambre d'amis tourangelle à la moquette confortable
- avec porte démontée glissée sous le matelas pour éviter le gouffre du milieu
- sur un canapé trop grand pour la profondeur de la pièce : bon pour la santé, les jambes sont relevées !
- jambes recroquevillées sous ces foutus sièges d'avion étriqués
- avec le tagada des roues du train pour berceuse
- la houle peut endormir ou rendre malade, la couchette reste la même
- lits sans âme d'hôtels quelconques
- inconfort d'un lit de camp insensible à mes vingt ans |
Pour l'exercice suivant, à savoir choisir l'une de ces chambres, j'ai retenu ma chambre de petite vacancière. C'est celle que j'ai présenté dans la liste sous l'intitulé "une 'petite pièce dans un nid d'aigle' explique la petite fille"

(*) Espèces d'espaces, Georges Pérec, éd. Galilée 1974 - citation :
Mes chambres
Dortoirs et chambrées
Chambres amies
Chambres d'amis
Couchages de fortune (divan, moquette + coussins, tapis, chaise-longue, etc...)
Maisons de campagne
Villas de location
Chambres d'hôtel a) hôtels miteux, garnis, meublés ; b) palaces
Conditions inhabituelles : nuits en train, en avion, en voiture ; nuits sur un bateau ; nuits de garde ; nuits au poste de police ; nuits sous la tente ; nuits d'hôpital ; nuits blanches, etc...
Dans un petit nombre de ces chambres, j'ai passé plusieurs mois, plusieurs années ; dans la plupart, je n'ai passé que quelques jours ou quelques heures ; il est peut-être téméraire de ma part de prétendre que je saurai me souvenir de chacune : quel était le motif du papier peint de cette chambre de l'hôtel du Lion d'or, à Saint-Chély-d'Apcher (le nom - beaucoup plus surprenant quand il est énoncé que lorsqu'il est écrit - de ce chef-lieu de canton de la Lozère) ?... Mais c'est évidemment des souvenirs ressurgis de ces chambres éphémères que j'attends les plus grandes révélations. (retour)
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MAJ
jeudi 13 octobre, 2005
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