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travail sur une fenêtre

 

Quelques phrases illustratives de textes sur les fenêtres, puis nous faisons un exercice.

Il s'agit pour se mettre en jambe d'associer deux mots après le mot donné sous la forme que l'on veut. Pour ma part j'ai fait ma présentation comme un arbre généalogique en format portrait.

Puis de faire un texte avec une des lignes :

par la fenêtre, mon regard était décuplé par la lunette : instrument indispensable en astrologie pour observer les étoiles et le ciel.

Ensuite, faire un acrostiche :

F
Fenêtre grande ouverte
E
Et son pied sur le rebord
N
Nathalie jouait à cloche pied
E
elle chantonnait gaimeent
T
Très heureuse de sa poupée
R
Rapportée par son grand père
E
Elle lui montrait le paysage

Puis le texte

Comme une chenille lumineuse, le métro aérien chemine tranquillement sur ses rails.
Dehors, il fait nuit, il fait froid, il pleut.
Blottie contre l'une de ses grandes fenêtres brinqueballées et vibrantes, mon esprit rêveur, imaginatif, me fait phantasmer devant les immeubles sombres que nous longeons.
Ou plus exactement devant les carrés, les rectangles, les triangles, les cercles plus ou moins lumineux aux tailles ecclectiques qui font des trouées sympathiques. Les architectes ont eu aussi la fenêtre fantaisiste.
Et que me disent-elles ces trouées ? rien.
Elles restent énigmatiques, comme protégenat le secret de leurs habitants. Car comment savoir ?

Si j'en crois la lucarne tout là haut sous le toit, ce peut être un étudiant recroquevillé sous son manteau et ses pulls, relisant son cours de mathématique quantique dans la froidure de sachambre de bonne lugubre alors qu'en ce premier étage bourgeois il s'agit peut-être d'un groupe d'amis fêtant joyeusement l'anniversaire d'e l'un d'entre eux derrière les voilages de deux bow-windows tapageuses, trahissant espace et gros revensu.

Au troisième, là, deux double-rideaux très protecteurs du froid ne laissent filtrer qu'une faible luyeur. Une chambre de malade ? un dîner de famille qui s'éternise ?

Tiens, c'est amusant, sur trois étages les mêmes fenêtres sont allumées, puis un étage sombre et à n louveau de la lumière : des mères de famille affairées derrière leurs casseroles prépareraient-elles le dîner ?

Comme des stries sur un costume de prisonnier, des persinnes protectrices font des lignes. Cela ressemble à une portée ! un musicien qui répète son morceau ??

Comment savoir ? est-ce la joie de vivre, le désespoir ou le train-train quotidien qui s'abrite là ?

Le trajet a passé vite.
Ma station est là. A mon tour d'aller allumer ma fenêtre.

 

 

 


MAJ mardi 10 janvier, 2006

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