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Il rentrait d'une longue course harassante sur la piste sableuse, heureux d'être libéré du poids - ô combien lourd - de son ami le chevalier Aymar de la Joliette de la Tour engoncé dans son armure, empêtré par son épée et sa lance et la boîte épaisse qui lui avait été remise par le Sultan, desséché par le sable qui pénétrait dans son heaume. Heureux de retrouver le serviteur à qui son maître l'avait confié. Hassan n'avait pas eu la tête coupée grâce à son talent dans l'art équestre. Ils s'entendaient comme larrons en foire. Il le chouchoutait plus qu'il l'aurait fait d'une compagne, le nourrissant avec la meilleure avoine, le frottant avec du chiendent cueilli par ses soins pour lustrer ses poils, tressant sa queue comme une femme ses cheveux, nattant sa crinière, lui parlant, l'encourageant, le stimulant. Il lui confiait ses secrets et ses soucis, car de joies il n'avait pas. Et Siam - tel était son nom - acquiesçait de la tête si la confidence le nécessitait, hochait de la tête s'il ne voulait s'engager ou dodelinait de la tête lorsqu'il s'offusquait de ce qu'il entendait. Bref, au mouvement de tête Hassan connaissait le point de vue de Siam. C'est pourquoi il était attentif aux réactions de l'alezan et tenait compte de ce qu'il prenait pour des réponses. Aussi, lorsque aujourd'hui le Chevalier de la Joliette de la Tour lui confia les rênes avant même d'avoir sorti ses pieds des étriers, Hassan vit tout de suite l'épuisement du cheval. Son crin d'habitude soyeux était luisant de transpiration, la couverture sous la selle formait un pli qui pouvait avoir blessé la bête. Ses naseaux étaient remplis de mousse blanchâtre et de grains de sable. "Mon pauvre Siam, dans quel état me reviens-tu ? viens, ne t'en fait pas, je vais
te bichonner et te requinquer. Regarde : ta serviette de soie blanche est prête à te frotter. Mais
viens d'abord boire un peu d'eau fraîche... Attention Siam, juste un peu, sinon tu attraperais du mal. Tout heureux à ce discours, Siam approuva du pied et suivit son écuyer d'un pas dansant comme si les paroles d'Hassan lui avaient déjà redonné des forces. |
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Voici mon texte créé à partir des mots obligatoires :
C'est Félix, le chat siamois. Il est au milieu des roses et
persuadé que j'ignore son identité. Il dit "j'ai mal aux pieds". Les gens disent
qu'il pourrait faire du cirque. Il va falloir l'enfermer. |
transformé en un texte :
Alors que Félix, le chat siamois de la maison se balade nonchalamment au milieu des roses, un homme en gabardine sonne à la porte. Laëtitia ouvre celle-ci et son oeil est alors attiré par la voiture de sport éclatante qui passe sur la route. Son visiteur, croyant qu'elle le regarde, est persuadé qu'elle ignore son identité. Erreur ! alors qu'il ouvre la bouche pour se présenter, elle lui saute au cou : "Pierre, Pierre,
quel bonheur, quel bonheur !" Et toute à sa joie, elle bondit et rebondit comme un ressort. Confuse, elle invite le dit Pierre à s'installer au jardin et pendant qu'elle va chercher des rafraîchissements, elle le laisse en tête à tête avec Félix. Ce dernier, fort sauvage, commence par se recroqueviller au plus creux des rosiers entourant
le chêne séculaire. Sidéré, Pierre contemple l'arbre et dit à Laëtitia qui surgit "Mince alors ! ce minet est aussi
souple que toi lorsque tu fais tes ballets aquatiques ! il pourrait faire du cirque". |
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(*) Se dit d'un cheval alezan avec des crins plus foncés que la robe
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