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| Dans la vapeur du bain, se dressent deux crânes rasés Dans la salle obscure, saisissant le silence, un grillon chante Sieste. La main cesse de mouvoir l'éventail Aujourd'hui, je sais l'automne : ruissellement de la pluie qui n'a pas de fin. |
==> de Julie Roselli, dans "Du rouge aux lèvres"
| Nénuphar, les chuchotis de l'eau me reviennent Des flocons de neige splendides tant qu'ils voltigent Une mouche d'hiver, minuscule zéro sur la pierre |
Et elle nous suggère en lecture un livre d'haruki Murakami, "La fin des temps", et celui de Jacques Sternberg, les "contes glacés".
Le vent fouette la rose amollie.
Ses pétales l'abandonnent.
Violence automnale.
De ces déchets malsains
Surgit un enfant rieur
Hiatus d'espérance.
Partir en retard, il faut remonter le temps.
Tic-tac - Tic-tac... Inflexible est-il.
L'enfant court dans l'herbe
Le soleil le caresse, une brindille l'effleure...
Frisson de plaisir.
Comme dans un nid de fourmis
Dans les couloirs qui s'entrecroisent
Les usagers du métro courent en tous sens.
Pour quoi ? pour qui ?
Frontière incertaine (texte inspiré d'une carte postale)
Perdue au milieu de la lande irlandaise, je marche d'un pas régulier et joyeux.
Le soleil doux illumine le bleu transparent du ciel ; l'herbe drue et d'un vert... irlandais se ponctue régulièrement de taches blanches ou noires et d'une musique de ballade tout aussi irlandaise, mais bêlante.
Intriguée par une ligne fuyante, je m'en approche pour découvrir un mur de lourdes pierres grossières maladroitement posées les unes sur les autres. A la limite on pourrait croire que c'est la force du vent des jours de tempête qui les a mystérieusement rassemblées, expliquant ainsi pourquoi il ne délimite pas un quadrilatère, mais se contente d'une brève droite maladroite.
Et à sa moitié, une originalité particulière, une trace humaine notoire. Un portail de bois d'un bleu intense, solidement bâti, renforcé d'un croisillon et fermé d'une épaisse chaîne.
Je m'interroge : si j'ouvre cette porte, mon âme sera t'elle emprisonnée ? ou au contraire libérée ? Pourrai-je faire machine arrière ? Mais à près tout, de quel côté est l'accès ? Est-ce moi qui suis déjà enfermée ? ou vais-je m'enfermer ?
Bon ! Ouvrons mon sac et mangeons de bon appétit ce sandwich requinquant. Il sera toujours temps ensuite de philosopher !
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