atelier du 3 mars 2011
thème : travail sur les formes
Nous n'étions que trois aujourd'hui et nos amies absentes nous ont manquées.
Quelques suggestions bibliographiques par Brigitte
- "Neuvains du sommeil et de la sagesse" par Jean-Yves Masson chez Cheyne editions
- "Les amants du spoutnik" d'Haruki Murakami qui a écrit bien des nouvelles et des romans, à lire pour le découvrir avant de s'attaquer à "Autoportrait de l'auteur en coureur de fond" qui nous montre là sa posture d'écrivain.
- "Dans l'atelier du poète" de René Char (feuillets d'hypnos, fureur et mystère)
voir à ce sujet le livre d'Isabelle Ville "René Char, une poétique de résistance" p. 118 à propos de la citation faite plus bas en libre accès sur Google Book
- "Le bel endroit" de Pierre Peuchmaurd (éd. Le Dé Bleu)
A lire l'intéressant billet en hommage à Pierre Peuchmaurd sur le site de Remue.Net
1e partie : chacune fait ses éclaboussures
Les miennes, sur le thème de la souffrance : noir - moral - qui suis-je ? - le bonheur, qu'est-ce ? - amitié - solitude - mal être - santé - vieillesse - bourgeons - décadence physique - inutilité - force du sourire - état de grâce - générosité - souvenirs d'enfance.
2e partie : textes issus de ces éclaboussures
Les réaliser sous forme libre puis réaliser 2 instantanés (dont un qui utilise les cinq sens et l'autre qui présente plusieurs évènements simultanés). Ensuite réaliser des traits (cris).
Poursuivre avec un fragment introduisant une pensée (aphorisme : maxime personnelle).
En voici deux exemples : "J'habite mon ombre" de Peter Handke et de René Char "Parole, orage, glace et sang finiront par former un givre commun".
Mes textes ==>
Tempête sous un crâne
Trop de pensées tristes. Trop de noir. Trop de trop. Tout s'émiette. Plus de soleil. Plus de liens. Seule, face au vide.
La dépression
Regarder, ne rien voir
Toucher, ne rien sentir
Entendre et rester sourde
Respirer et ne rien humer...
Gros temps de déprime.
Quand la faucheuse s'amuse
Le soleil n'est plus ;
Mal-être en bandoulière, je ris
La mort me chatouille
quand la faucheuse s'enfuit
L'enfant, joyeuse, rit.
Ses yeux brillants m'entraînent.
La vie reprend ses droits.
Mes aphorismes
J'entends mes pas de vieille.
Ma vie est en grève. Sans préavis.
La solitude, ce n'est pas d'être seul.
3e partie, travail de préparation au printemps des poètes
Nous avons choisi des photos répondant au thème "infinis paysages" pour réaliser un fragment et un trait.
Ensuite, la consigne est de 'tutoyer' l'image choisie (la même ou une autre). Ce texte peut être plus long.
Regarder la cime des arbres depuis le sol
Cimes agitées.
Comme une nuée d'esclaves,
Elles éventent le ciel.
Ces cimes d'arbres
Montrent en un instantané
Le schéma de nos vies.
Au bruissement du vent dans les feuilles répondent mes pensées qui vont vers toi.
La cartographie d'une vie c'est comme les branches d'un arbre, un fouillis plus ou moins construit !
Fourmi, éléphant ou homme, regarder les cimes des arbres oblige à modestie.
Allongée sur la mousse, j'observe la cime des arbres.
Elles forment un éventail protecteur contre l'immensité du ciel.
Elles ressemblent à une cartographie de ma vie.
Sur fond de douceur bleue enfantine, j'y vois
les chemins que j'ai pris, ceux qui m'ont tentée, ceux que je n'ai pas vus, les temps forts, les tristement lourds, les joyeusement légers et inversement.
cette photo n'est pas celle qui a servie pour le texte
cliquez sur la photo pour en voir une autre

Chemin forestier
Etroit sentier
Au milieu de ces grands arbres
Tu es comme un guide.
Les petits chemins creux tracent leur sillage au milieu des arbres, des arbustes, des champignons et des ronces.
Ils virent sans rime ni raison, de droite et de gauche.
Ils
sentent bon la mousse fraîche et tendent leurs bras chargés de mûres. Image idyllique.
Un virage semble les faire disparaître, comme
un engloutissement vers un ailleurs inconnu. Ou comme si une flemme les empêchait de poursuivre leur route. Image à tout le moins interpellante. Voire angoissante.
Ils sont un peu comme le chemin de nos vies, virages à angle droit, montées brutales, descentes douces ou vice-versa. Avec des tracés nets et des balbutiements d'ébauche. A nous de nous débrouiller !
Attention. Danger. Il est des chemins qui se perdent. Et qui parfois nous perdent.
exemple de chemin (qui n'est pas la photo à l'origine du texte)
Avant de se quitter, Marie-Claude demande si l'on pourrait apprendre à rédiger des dialogues.
Brigitte nous donne ses premiers conseils :
- relever les mots favoris de certains, ceux qui donnent une colorature à leur personnalité,
- être attentif à la façon de parler des gens (lentement en réflechissant, longueurs des phrases, etc...),
ceci pour en tirer une logique psychologique à coller aux personnages envisagés.

MAJ
vendredi 4 mars, 2011
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