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Pixis et ses haïkus

 

 

Les haïkus sont de petits poèmes japonais de cinq, sept et cinq pieds qui traduisent en si peu de mots une impression forte ou un état d'âme. Roland Barthes l'a fort bien expliqué

c’est ce qui fait tilt, une sorte de tintinnabulation brève, unique et cristalline qui dit : je viens d’être touché par quelque chose

L'exercice est difficile, mais fort intéressant. Si mon résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances, je prends plaisir à chercher à l'améliorer !

Car n'oublions pas que le grand Baschô lui-même a dit "faire un vrai haïku, c'est rare, en faire dix au cours de sa vie, c'est être un maître" (1)... C'est dire à quel point j'en suis à des années-lumières...

Je peux lire des haïkus français qui ne respectent pas la règle des 5/7/5 et j'ai toujours résisté à la tentation de le faire.
Toutefois, je viens de lire sur un site (2) cette explication : Quand on compose un haïku en français, on remplace en général les mores (syllabe japonaise) par des syllabes ; cependant, une syllabe française peut contenir jusqu'à trois mores !

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Il m'arrive parfois avec presque les mêmes mots de faire un autre haïku. Je les mets alors côte à côte.
J'ai pu également avoir une inspiration différente, mais sur un même sujet. Là aussi, je les mets en vis à vis.

Et même, et même... il m'est arrivé de raconter une histoire sous forme de haïkus. Réservé aux jours de grande inspiration. Rare !

L'origine de cette tradition (VIIIe s.) vient d'un jeu - le renga - qui consistait à réaliser un poème commun à plusieurs poètes dont la forme devait respecter la règle des 100 versets.
Puis, cette tradition a évoluée : elle est devenue l'habitude individuelle, le plaisir pour chacun, de réaliser de très courts poèmes sur les saisons, avec les sentiments correspondants et l'obligation de respecter un rythme de 5 syllabes / 7 syllabes / 5 syllabes (rythme impossible à respecter lors de la traduction).

Aujourd'hui, le thème des saisons n'est plus la règle. Ni même le respect du rythme obligatoire des pieds, à lire les haïkus francophones... ce qui n'enlève rien à la force de certains.
Un silence peut ponctuer le texte. Il est alors partie intégrante et incontournable du texte par la signification complémentaire qu'il apporte.
Exemples :
==> Cri du faisan. Comme ils me manquent mes défunts parents.
==> Blanchoiment des cerfs volants. Brume du soir. Recueillement.

Enfin, un TANKA est un haïku auquel on rajoute deux vers de sept pieds.
Ce tanka devient un SENRYU s'il traite de son mal-être, de celui de la société ou tout simplement d'humour. (retour au sommaire)


(1) ma source : le blog d'Eric Poindron "Cabinet de Curiosités" retour

(2) http://omairi.fr/index.php?p=topic&p_id=59334 (accès le 12 nov. 2009) retour

(3) C'est tout de même plus joli comme expression que "divers", non ? qu'en pensez-vous ? (retour au sommaire)


MAJ jeudi 12 novembre, 2009

Merci de passer par le blog...