|
PIXIS
-
|
poésie
quelques poèmes en ligne
Mon âme (la votre ?) aime le vague ;
ma tête (la votre ?) aime les mots ;
mon esprit, ma pensée (les votres ?) aiment les poèmes :
cela explique t'il mes (très) modestes poèmes ?
cela explique t'il que certains vous toucheront ?
Si tel est le cas, n'hésitez pas à me communiquer vos impressions sur le blog
Comment expliquer la poésie ? Andrée Chédid a écrit un très beau poème intitulé "poésie" mis en exergue de son livre "Par delà les mots" (*) . Elle y définit ce qu'est - pour elle - la poésie. Je n'en citerai que quelques lignes :
Par-delà les mots
Elle sécrète la parole
(...)
En deçà du verbe
Elle questionne l'univers
(...)
Elle remue le souffle
Sacre l'outil
|
...et n'hésitez pas à me signaler s'ils font partie de vos préférés...
(*)ouverture sur une autre page
méli-mélo automnal (13 déc. 2009, écrit le 20 déc. 2005)
Rouge grenat des feuilles
Cassé du vert passé
Semé de jaune vif
Tâché de marron cru
Et clairsemé d'arbres chauves
L'arc en ciel automnal est bien là
Tantôt palette chaude et sombre
Tantôt palette froide et claire.
Méli-mélo, feuillus à trous
Méli-mélo, sentiments à nous
Méli-mélo de couleurs, d'arbres,
Méli-mélo de nostalgie
Mon coeur est indécis, s'interroge :
Faut-il encore aller de l'avant ? |
faim de toi (6 mars 2009)
La douceur de ta peau sous mes doigts,
Le velouté de tes lèvres sur les miennes
L'éclat de tes yeux sur mon corps…
Soif de caresses et faim de toi. |
l'arbre de vie (5 mars 2009)
L'arbre se pointille de vert.
Le printemps est là,
Transformant les branches endormies
En festival de verts tendres.
Puis l'arbre fleurit,
S'épanouit,
Sourit.
Promesse d'avenir.
Enfin l'alchimie de l'été aidant,
L'arbre nous offre ses fruits.
Lorsqu'il a tout donné
Sa verdure se transforme en or
Qui deviendra confettis
puis sur le sol un tapis.
Et lorsqu'il s'endort, tout nu,
Nous savons qu'il recommencera. |
à la frontière du désespoir et de l'espoir ? (23 fév. 2009)
Sur cette place au coeur de la ville
Plantée là comme une fleur fragile
Dans un milieu terriblement hostile
je vois ces voitures qui se croisent,
s'entrecroisent et se tournent autour
Et tous ces gens pressés qui se heurtent,
Qui courent, inconscients, après leur vie,
ressemblant à un nid de fourmis.
Moi je reste immobile,
Je n'entends rien, je ne suis rien.
Juste un puits de silence
De solitude et de douleur.
Tes paroles m'ont tétanisées.
Me voici assommée, foudroyée.
Me voici zombie parmi les vivants.
Tu as tué mon passé, mon présent, mon avenir.
Et sans un bruit
Je pousse un hurlement de désespoir.
Purificatoire ? Libératoire ?
Allez savoir... |

|
nostalgie (31 déc. 2008)
 |
Quand tu es parti,
les feuilles ont jaunies
mon coeur s’est racorni
L’automne s’est installé
Tout espoir s’est envolé |
le cèdre du Liban (juil.
2008, écrit en 2002)
|
Ah ! voir se dessiner sur le bleu de l'azur
Le vert brillant
d'un cèdre du Liban
majestueux et altier.
Réfléchir, ou ne pas penser ;
Prévoir l'avenir en le bâtissant sans trêve
Ou se bercer de pensées sans queue ni tête ;
Voir comment s'y prendre pour atteindre son rêve
Ou laisser son imagination flâner au gré du pépiement des petits oiseaux…
Par une belle journée d'été, quel rêve. |
nature en fouillis à Chabrespine (mars
2007)
cliquez pour agrandir la photo
Crédit photographique : Jacqueline |
D'heureux propriétaires chabrepiniens
Partirent joyeux la fleur au vélo
Rejoindre leur vieille maison cantalienne
Pour un séjour de tout repos.
Las ! En leur absence
l'environnement si joliment policé
Par tant d'efforts non comptés
N'en avait fait qu'à sa tête
Et s'était octroyé des droits :
Droit de grandir allègrement
Droit de s'élargir grossièrement
Droit de faire des petits.
Foin de l'hiver extrême
Qui endort ses proies,
Du printemps risqué
Où la mort guette l'herbe épuisée,
Où le gel - bien qu'étriqué -
Se gorge de tendres rejetons !
…En leur trop longue absence
Le ciel généreux su alterner
Un rayon de soleil,
Quelques gouttes de pluie
Avec une régularité
De métronome exalté,
Ravi du bon coup préparé.
Conclusion de l'histoire,
Nos joyeux holibrius
N'usèrent d'aucun fauteuil
Mais s'usèrent eux, à réassujettir
une nature fort indisciplinée.
|
volcans (juin
2006)
Fièvre rouge grondante
d'où jaillissent des blocs ensanglantés.
Dans un chaos indescriptible
De longues veines au plasma lourd
Se frayent un chemin hésitant.
Dans cette longue nuit carmin
Et pourtant si sombre
Des hommes inquiets et néanmoins admiratifs
Se sentent si petits face à ce remue-ménage.
A la vie, à la mort.
Loin de là, mais dans une rougeur
Et une palpitation similaires,
Le sang de la passion fait palpiter deux coeurs.
Deux amants, un couteau,
Deux mains, deux entailles
Mélange du fluide carmin.
A la vie à la mort.
Fièvre carillonnant à ses tempes
Le chirurgien extrait d'un coeur volcanique
Des cailloux sanglants au milieu d'un magma carmin
Il glisse dans les veines colériques
- Tuyaux d'orgue à musique de vie -
un lourd produit calmant.
A la vie à la mort |
parcours jacquelinement danielesquien (nov.
2005)
à l'occasion des 50 ans de Daniel
 |
Un demi-siècle à ouvrir grand les yeux
Un demi-siècle à aimer la nature.
Un demi-siècle, oui, à pédaler dur
Sur le chemin si compliqué de la vie
Et tel Jean-Jacques, en tirer philosophie. Ainsi voici venue l'heure du bilan.
C'est l'heure de se retourner, et que vois-tu ?
La belle Jacqueline de Chabrespine,
Méli-mélo de maths et littérature,
De sérieux et fantaisie alternés.
C'est par ces ambivalences qu'elle te charme.
Et c'est bien peu dire qu'elle aime la vie :
Elle t'a appris à savourer cet amour.
Pour marquer très fort ce "quinquenariat",
Surprise ! La voici qui t'embarque en bus...
Pour un autre demi-siècle, qui sait ? Donc, bonne route à toi, sa pépite d'homme.
Bonne route à vous deux, pépites d'amis.
En toute amitié. |
rêveries (juin
2006)
Bercée de poèmes et de vent
Mes yeux doucement se ferment
La tête dans les rêves
Le corps sur la chaise longue
Je suis là, mais dans un autre monde. |
jeu dominical (avril
2005)
Il aimait l'écraser de ses quatre vingt kilos.
Elle aimait s'imaginer transformée en
- papier à cigarette,
- crêpe,
- tapis de souris,
- feuille d'or,
- tissu de soie,
- feuille d'automne.
C'était le jeu du dimanche matin,
Le réveil joyeux dominical.
Le but : tenir deux minutes
Et trouver un nouvel objet ultra plat.
Puis l'heure du petit déjeuner arrivait.
Un croissant redonnait du volume à l'écrasée,
Et des forces à l'écraseur.
De temps en temps, elle essayait bien
De renverser les rôles, mais
Ses soixante kilos ne pouvaient rien ;-) |
pourquoi écrire (avril
2005)
J'écris pourquoi ?
Pour la musique de la plume
Qui glisse sur la feuille blanche,
Pour le clapotis des touches,
Pour que mes mains se souviennent
Du chemin à parcourir
pour transcrire les sons.
J'écris pour voir mes idées,
J'écris pour le plaisir du jeu des mots.
J'écris pour qui ?
J'écris pour te le faire savoir.
J'écris pour échanger des idées,
J'écris pour te donner mon âme.
J'écris pour vivre et pour quand je serai morte.
Oserai-je dire ?
J'écris pour le plaisir d'écrire,
Pour le plaisir de me lire,
Pour le plaisir de me contredire
Pour rien. Juste pour moi. |
l'été, instants de bonheur simple (août
2005)
Quand les grillons se font assourdissants,
Quand les cloches sonnent l'angélus,
Quand la table s'ombre de la glycine,
Alors s'annonce un vrai moment convivial.
Quand le rosé est bien frais,
le melon très parfumé,
Le jambon fondant,
Que la ratatouille exhale sa Provence,
Le sorbet délicieusement morcellé de calissons,
Alors s'annonce la sieste,
Autre moment de bonheur simple.
Engrangés mais oubliés,
pourquoi ne pas se les remémorer
par ces temps de froidure
ou cet instant de peine ? |
 |
l'arbre de vie (août
2005)
L'arbre s'étire.
Le printemps est là,
Transformant les branches endormies
En festival de verts tendres.
Puis l'arbre fleurit,
S'épanouit,
Sourit.
Promesse d'avenir.
Enfin l'alchimie de l'été aidant,
L'arbre nous offre ses fruits.
Lorsqu'il a tout donné
Sa verdure se transforme en or
Qui deviendra confettis
puis sur le sol un tapis.
Et lorsqu'il s'endort, tout nu,
Nous savons qu'il recommencera.
|
engrangeons (mars
2005)
|
Brouhaha de voix,
Une terrasse abandonnée
Quelques silhouettes
Souvenir de joie. |
le prince des pinces (9 sept. 2004)

cliquez sur la photo pour l'agrandir
merci pour l'autorisation de mettre ici cette photo
|
Petit prince des pinces
en si jolis habits colorés,
Bienvenue dans le monde des princes.
Pinces de homard ?
Oh non, bien trop tendre !
Pinces de crevette
Non, encore trop tendre !
Ou pinces de crabe ?
Mais non, il n'est pas poissonnier !
Pince à outil,
Pince à oeillet
Ou pince à nez ?
Lui trouveriez-vous l'air d'un quincailler ?
Foin de tout cela, bel enfant :
Prince de tes proches,
Prince des amours enfantines,
Prince de la Jonquière.
Car ils en pincent pour toi
Et en pinceront toujours.
Et quand tu iras à des pinces fesses,
Laisse toi pincer et pince toi :
N'oublie jamais que tu es
Prince de coeur.
Bref, reste prince toute ta vie.
Et ne pince que les coeurs ! |
ville de nuit (2004)
Rues éclairées, mais coins d'ombres,
masses grisâtres et petits rectangles lumineux,
carrefours lumineux comme impasses sombres
la ville s'offre à eux.
Coeurs joyeux et rues animées,
Ames trises en zones obscures,
Chacun y trouve sa place.
En quittant la ville,
le paysage est à son juste milieu :
tout en demi-teintes,
ni tout à fait sombre, ni tout à fait visuel. |
sur des villes aimées
Paris
Quartiers villages
aux âmes ecclectiques,
Paris complexe.
Immeubles hausmanniens
et batisses modernes
Paris construit.
Amour inconditionnel
Titis ou passants, tous aiment
Le coeur de Paris.
|
Aix
Hôtels particuliers
ou immeubles de guingois,
à chacun son charme.
Malgré les rues étroites
Le soleil chauffe
les murs d'autrefois
Ruelles sinueuses
Comme jardins secrets
Font et sont
Le coeur du vieil Aix.
|
Toulouse
La cité rose
fait chauffer ses briques au soleil
comme d'autres leurs vieux os.
Le coeur des briques
se compose t'il de foie gras ?
En tout cas, il bat
Avé l'assen du Sud-Ouest,
au rythme de la Garonne,
le coeur de Toulouse.
|
vert printanier (2004)

cliquez sur la photo pour l'agrandir |
O printemps, merci
pour tes paysages enverdis
à nos yeux éblouis.
De vert absinthe en vert anis,
de vert olive en vert pomme,
de malachite en vert chrome,
de vert jade en opaline,
de céladon en vert prés,
du vert anglais à l'avocat,
d'impérial à Empire,
de Véronèse à chartreuse,
Emeraude ou smaragdin...
Taches pointillistes
sapins, bâtons regroupés,
peupliers, bâtons d'entour,
Taches impressionnistes
arbres fruitiers en fleurs,
beaux tilleuls majestueux
Au beau milieu d'à plats moutonneux,
qui recomposent et réordonnent
joliment toute cette verdoyance ;
A plats aux lisières étincellantes
de genêts, de pissenlits ou de boutons d'or
et de coucous tour à tour en alternance.
Mais aussi marron discret et bleu voilé
pour mieux souligner et mettre en valeur
ces dégradés de vert en débauche.
Ô printemps, merci
pour tes paysages enverdis
à nos yeux éblouis. |
amour en é (7 sept. 2005)
Enthousiasmé
Il l'a charmée
Il l'a aimée
L'a adorée
Très passionné
Puis déprimé
Il l'a quittée
Sans l'informer
Et confirmé
Qu'il l'a jetée |
en / an : éclats de vision
Dans la nuit noire, comme un ruban
l'asphalte régulièrement
se déroule harmonieusement.
Foin de solitude : joliment,
Deux points jaunes lentement
Se rapprochent depuis un long moment.
Ils m'attirent comme un aimant.
Hélas, voici l'éblouissement.
Adieu humain magnétisant.
Me revoici dans mon isolement :
La longue route droite en m'absorbant
Me rend à la nuit inquiétante.
|
Ombre
Ombre, tu m'agaces.
Arrête de me suivre comme ça.
Tu ressembles à un sale gosse qui me nargue !
Cela ne voulait pas dire que tu me passes devant !
T'as peur que je ne sache pas le chemin ?
Allez, lâche-moi les basques que diable.
Tiens, il fait nuit ? t'es passée où ? |
Silence en réa
Long couloir blanc,
Une porte blanche, fermée, inhospitalière,
Pas une âme qui vive.
Entrée interdite, veuillez sonner.
De la sonnette blanche,
Pas un son,
Silencieuse, la porte s'ouvre.
Une blouse blanche, les mains dans les poches.
"Qui venez-vous voir ?"
Le coeur glacé, elle dit le nom de l'être aimé.
La blouse blanche tourne les talons.
Pas un son.
Un corps étendu sous un drap blanc.
Pas un son.
Plus une âme qui vive. |
jamais et pourtant
Jamais nous ne voyagerons ensemble
ni ne parlerons art ou politique.
Et pourtant, je t'aime
Jamais nous ne dormirons ensemble
ni n'échangerons nos points de vue divergents
et pourtant, je t'aime
Jamais nous ne ferons d'enfant à nous
ni ne nous disputerons
Et pourtant, je t'aime
Jamais non plus n'aurons de fêtes communes
pas plus que nous ne connaîtrons de réveils joyeux
ou nous entraiderons mutuellement
Et pourtant, je t'aime.
Mais l'amour solitaire meurt
de sa solitude même.
D'où mon désespoir de n'être pas même
maîtresse de mes propres sentiments. |

histoire de porte (19 juin 2005)
Telle une bouche close,
Elle semble protéger
De toute mauvaise chose !
Tornades, méchancetés
Sont sans prises et n'osent
Devant cette solidité.
De close ce n'est qu'apparence :
Le heurtoir frappe l'oeil
Et sitôt toquée, voici l'accueil
sourire et bienvenue d'excellence.
Regardez-la, belle dans sa vieillesse
Grâce à ces hommes d'autrefois,
Artisans talentueux et de sagesse
Qui lui permirent d'atteindre sans guingois
Ces rides respectables.
|
crédit photographique : Jacqueline

les miettes (10 juin 2005)
Trois miettes amies éparpillées sur la table de la vie.
Un coup d'éponge les réunit.
Merci salon internautien.
Grâce à toi, le virtuel devient réalité
Et nos miettes enfin se sentent bien.
Aussitôt elles se retrouvent comme elles se sont quittées.
Elles papotent autour d'une table
- parcours obligé pour une histoire de miettes -.
N'imaginez pas un discours de notables :
A elles les potins de midinettes,
Les commentaires d'européennes inquiètes,
Les soucis de femmes responsables.
Hélas même les repas sympas ont une fin.
Et elles avaient déjà grand faim
D'une autre rencontre, d'autres jaspinages.
Et se l'avouèrent sans baragouinage.... |

cliquez pour agrandir
|

l'océan (mai 2004)
cliquez sur la photo pour la voir en taille réelle
|
A perte d'horizon, un bleu immaculé.
Au ciel, meurent doucement
Des effilochements blancs,
Ultime trahison du vol des longs courriers.
Poussières nacrées d'embruns primesautiers
Viennent jusques à mes pieds
Heurter les ultimes rochers.
Comme un bateau fantôme,
Dans le lointain flou,
Glisse un voilier blanc,
Frontière entre ciel et mer. |
un toit sur la tête (avril 2004)
 |
Ardoises sur la tête en guise de cheveux,
Peau de pierres solides,
Paupières ouvertes sur les bois.
Protectrice et chaleureuse,
elle est notre cocon tribal.
Voici la maison de mon coeur. |
crédit photographique : Jacqueline
texte sur la photo rajoutée par mes soins avec son accord

belle ombellifère (mars 2004)

cliquez sur la photo pour la voir en taille réelle
depuis, j'ai cherché à faire une photo réunissant digitales et ombellifères...
impossible
! il semble qu'elles ne soient jamais côte à côte
|
Une forêt sombre.
Par endroits une trouée.
Loin de toute ombre
Le soleil fait une percée.
Alors, pointent du nez
Ronces, orties, blé sauvage,
Jeunes arbustes timides
Dans un mélange discret,
Mais de vie pleine de rage.
Et au-dessus de la mêlée,
Digitales et ombellifères
Se dressent, altières,
Rouge violine et blanc éclatant,
Lobes lourds et têtes aériennes associés.
J'aime ces belles ombellifères :
Bel est leur nom, qui sonne beau,
Bel est leur nom, qui sonne fier.
Elles sont éclaboussures de finesse,
Elles allient majestueusement
Grandes ombrelles et minuscules fleurs.
Digitales trop lourdes & méprisantes,
Votre beauté est venimeuse.
Elle sent la mort.
Ombellifères légères,
Vous êtes beauté de vie.
Peintre pointilliste, donne leur éternité. |
Chaleur de plomb (avril 2004)
|
Chaleur de plomb.
Herbes sèches, fleurs fanées
Ombre fraîche du pin.
Chaleur de plomb.
L'eau coule silencieusement
Sous la voute ombrée du pont.
Chaleur de plomb
Volets clos, façade chaude.
Glouglous d'un jet d'eau. |

|
cliquez sur les photos pour les voir en taille réelle

fée électricité
La lumière clignote,
....................papillote,
Elle vacille, s'éteint.
Les ténèbres s'étonnent, s'installent,
Elles s'épaississent,
..........s'éclaircissent
... chacun s'adapte à la panne. |
handicap
Dans un jardin
Des enfants s'ébattent.
Sons rudes, gestes maladroits,
Communication cahotique,
Communication aléatoire.
Deux éducatrices ont l'oeil attentif.
Affectueusement mais fermement,
Elles interviennent en temps utile.
Triste réalité.
|
le silence est d'or (avril 2004)
Le silence est d'or.
Or, l'or est dangereux.
Mais le danger stimule.
La stimulation motive.
La motivation aide à réussir ses rêves.
Les rêves naviguent sur les nuages,
les nuages voyagent.
Les voyages font les rencontres,
les rencontres font les accords et les désaccords.
Quand on est désaccordé, il faut faire silence,
car le silence est d'or.
Si le silence est d'or,
c'est qu'il permet de réflechir
réflechir permet d'assouplir sa position
De position inconfortable, elle devient confortable.
Le confort est donc un réconfort.
De réconforté, on peut à nouveau discuter
Discuter ne veut pas dire se disputer.
Une dispute fait toujours mal.
Le mal peut se guérir par le mal,
mais le mal n'aime pas le silence.
C'est pourquoi le silence est d'or. |

(*) Par delà les mots, André Chédid, Ed. Flammarion 1995 (retour au texte)

MAJ
dimanche 13 décembre, 2009
|