Occupée, je tourne et je vire
Comme un papillon qui volète.
Impossible de m'arrêter,
Le programme est incontournable.
Ouf ! Sa fin pointe le nez,
L'heure de liberté est arrivée. Comme une ultime valse à trois temps,
J'installe coussins, papier, stylo
Et m'allonge au ras des boutons d'or.
Le vent dans le cerisier m'inspire,
Les mots glissent tout seuls sur ma feuille.
Je ne sais où ils vont me mener. Une fourmi en vifs mouvements
zig-zague dans l'herbe et pérégrine.
Derniers témoins de l'hiver passé,
Course stoppée par une brindille,
De vieilles feuilles couleur tabac,
Recroquevillées, se meurent sans fin. L'abeille vient prospecter des cerises
Momifiées, piquetées, malmenées.
Feuilles velues de pieds de paquerettes
Un seul est encore embelli par sa fleur.
Esseulée et fière, elle tend ses pétales
Pour que je l'aime, beaucoup, pas du tout. Un bourdon inquiétant s'approche...
Puis file sur la fleur de glycine.
Des touffes d'herbe trop clairsemées
Se prétendent bien à tort gazon.
Quant aux pauvres trèfles ils s'imaginent
A quatre feuilles ! c'te vanité ! Mon bras accueille une sauterelle.
Elan stoppé, mon stylo s'arrête.
Etonnée, je l'observe en silence.
M'man.... on a faim, tu nous donnes quoi ?
C'est le signal, l'heure a bien tournée,
Il n'est plus temps de jouer au scribe. Et une joyeuse tablée
- Autre source d'inspiration -
Me rend à la vie quotidienne.
Un texte me vient à l'esprit.
Au tout prochain temps libre, sûr,
Ma plume saura quoi écrire. |