Dans la pénombre d'une pièce,
Une lueur aléatoire éclaire un coin.
Un fauteuil à bascule remue doucement
Tandis qu'une ombre se laisse balancer.
Elle est hypnoptisée par les flammes
Rouges, jaunes, oranges, grandes, petites,
Figées ou feu follet.
Ses idées vont et viennent,
Circulent dans les replis de son cerveau,
L'accusent, l'excusent, lui pardonnent.
Ses yeux absorbent la chaleur
Qui n'arrivent pas à réchauffer son coeur.
Tant de douceur, tant de calme...
Tant de solitude.
L'ombre bouge, se lève.
Va doucement saisir le téléphone.
Se fige, se reprend et poursuit.
Allo ? C'est moi. S'il te plait, reviens. |