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Sculptures textiles impressionnantes de par leur échelle humaine, ces femmes aux contorsions
subtiles évoquent la féminité et les tempéraments qui s'en dégagent. |
tel est le commentaire fait sur la brochure de présentation de l'exposition.
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si
vous cliquez sur la photo vous verrez une autre photo
Et le communiqué de presse précise :
Groupées, en conciliabule ou en retrait, l'une absorbée par la lecture d'une
lettre, l'autre s'étirant encore ensommeillée (...) [les personnages de] Jill Gallinéi [sont]
un hymne [à la femme], à ses
bonheurs, à ses douleurs, à la danse de sa vie. |
Voici mes impressions en bulle !
si vous
cliquez sur chaque photo vous la verrez agrandie
Tous ces visages de femmes m'intimident. Mouvement statique,
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Je n'ai bien sûr pas résisté à quelques haïkus
ce qu'est un haïku
(mis aussi sur la page des haïkus "rêveries")
Silence criant. |
Chairs nées de chiffons, |
J'ai écrit ces textes avant de lire le dossier de presse.
La créatrice y présente
la conception de ces personnages. Elle y dit notamment
Il ne faut surtout pas qu'elles ressemblent aux humains. Elles ne sont pas leur double, mais leur esprit. |
Tissus & broderies
C'est un puzzle impressionnant. Tout est harmonie de couleurs. |
A propos de la broderie, voici ce qu'en dit Jill Galliéni et le commentaire du communiqué de presse
"La broderie m'aide à sculpter encore plus, à maigrir les
courbes, les tordre davantage. Ce n'est pas une broderie très jolie ni raffinée mais une broderie
de sculpteur qui façonne.
L'idée est que les
corps soient complètement entourés de fils ; le fil c'est la pensée". Ces fils courent sur la peau des poupées comme des veines gorgées de sang et de sens, ils racontent les soupirs, les débordements, les cicatrices du corps, le temps qui passe, ils dessinent la géographie de l'être humain qui palpite sous cette peau tissée. Cette écriture en broderie est une écriture de la vie. |
![]() |
Combien
d'heures de travail pour une telle réussite ? |
Peut-on encore parler de statues ? de poupées ? Non, ce sont des femmes dans
leur instantané fugitif.
C'est le mystère de la création, chaque femme est une présence et son âme transparaît.
Elles ne bougent pas et pourtant nous les voyons virevolter dans notre tête. Un arrêt image d'une fraction de
seconde.
L'esprit aspire a encore plus de
statues, encore plus de présences car ce n'est pas un sentiment de foule qui pourrait nous étouffer, mais de
présences amies venues pour nous.
Et dans un coin de la salle d'exposition, tout un ensemble de groupes de danseurs en papier de soie
simplement froissé.
L'effet ne peut être le même, mais le travail de dextérité pour arriver à ce résultat
mérite toutefois chapeau
bas. Ce sont des doigts de fée que ces doigts là... et je n'ai pas d'image d'illustration de telles
mains ![]()
Comme d'anciennes
petites statuettes en porcelaine de Saxe qui représentaient plusieurs personnages. Taille ici ~30cmx15cm |
Vraiment, sincères félicitations à Jill Galliéni.
Les photos prises l'ont été naturellement sans flash.
![]()
dans le communiqué de presse, Jill Galliéni précise
Je dessine dans ma tête une sorte de croquis, très peu élaboré, en me disant je veux comme ça. Ensuite, j'oublie
cette esquisse et je commence à tordre du grillage souple, à sculpter une première forme pour trouver l'attitude
qui me plaît. Je capitonne le grillage avec de la mousse murale ou avec des couches de textile. Après cette
première phase, tout devient très compliqué. J'ai inventé ma propre technique et je procède par tâtonnements
parce qu'il faut que cela tienne. (...). |
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