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PIXIS
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historiette
l'attente
| Histoire de savourer mon départ en vacances, ou plus exactement pour calmer ma fébrilité et
mon impatience à partir, je suis arrivée à la gare avec une bonne heure d'avance.
Sur les
bancs mis à disposition, les places libres sont rares. Je finis par en apercevoir une et m'y assois avec
délice. Je ne veux pas commencer à lire mon livre, que je réserve au confort du train. Aussi,
tout en grignotant un sandwich, je m'intéresse aux gens qui passent. Il y de tout en tous genres ! Et pour
ne pas oublier je prends un papier et un crayon pour noter ce que je vois :
Groupes calmes, décontractés.
Des étoiles filantes.
Des traits crispés, inquiets.
Des gens surchargés.
La mémé branlante, à la valise en carton
Un enfant turbulent
Un petit moineau au sommet du palmier.
La queue pour les sandwichs.
Une jeune fille en pleurs qui marche à reculons
Une grosse dondon sortie lentement de la bouche du métro.
L'opposition entre les bancs occupés(zone immobile) et les parallèles et perpendiculaires aux quais (à l'agitation
permanente).
Les contrôleurs au visage impassible.
Un jeune roller,
Un aveugle et sa canne.
Le lecteur amusé : il se marre en lisant son texte
Les amoureux transis qui ne voient rien.
Un énorme sac sur deux jambes.
Le type s'énerve : il n'arrive pas à composter son billet.
Un chef de gare interpellé, qui répond gentiment.
La voix d'hôtesse imperturbable et inaudible car couverte par le vacarme des trains.
L'affichage électronique qui grésille à chaque modification.
Les cous se tournent alors avec ensemble dans sa direction
J'aperçois les clients de la Maison de la Presse : ceux qui savent ce qu'ils veulent, ceux qui n'en ont pas la moindre
idée...
Un ado accompagne avec patience et tendresse son vieux grand-père
Une très grande valise à roulettes à droite, une valise à gauche, un sac à dos au milieu
du dos, un sac à dos ventral (!) au milieu des genoux, un sac suspendu à l'épaule, le sac à ordinateur
sur la grande valise... le tout pour deux mains et un seul individu
Une planche à voile dans son sac glisse sur ses roues : un départ à la mer, c'est sûr.
Une femme court, un homme pose sa valise Ils se sautent dans les bras l'un de l'autre et s'embrassent à perdre souffle
Une contrebasse à roulettes : un musicien en goguette.
La mère court, le petit renâcle. Tranquille, le soixante huitard attardé pousse son vieux vélo
jusque sur le quai |
. Mince. je n'ai pas vu le temps
passer et dois me précipiter pour ne pas rater mon train. Le comble ! Finalement cette attente fut agréable
et a stoppé mes impatiences.
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Voir l'atelier du 3 janvier
2006 pour en connaître le contexte.

MAJ
jeudi 11 mai, 2006
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