qui suis-je ?...la petite curieuse

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"granmérittude"

 

Il y a la positive-attitude. Pourquoi n'y aurait-il pas la "grand-mère attitude" ?

Devenir mère

Comme bien des jeunes mamans, j'ai connu le trac devant chacun de mes si petits bébés : qu'allait-il advenir de nous ? saurais-je l'aimer ? m'occuper de lui ? l'aider à se construire ?
Mais devant tant de fragilité, foin de toute inquiétude métaphysique, faire face à chaque instant aux besoins fondamentaux limite les états d'âme. J'ai donc appris à considérer chacun d'eux non plus comme partie de moi-même, mais comme un être spécifique à aimer pour son individualité et sa personnalité.
Devenir grand-mère, une autre histoire ?

T'es qui, toi, d'abord ?

Cet enfant dont on parle depuis de long mois, on ne le ressent pas dans sa chair, on ne le connaît pas intimement. Il n'y a pas de préparation physique à ce devenir.
Et lorsqu'il est là, quel étonnement devant ce tout petit être.
Qui seras-tu, petite Mathilde ? tendre ? garçon manqué ? saurai-je devenir ton ressourcement ? ton lieu de tendresse ? Aimeras-tu mes câlins ou te serai-je étrangère ? Me becoteras-tu ou seras-tu farouche ?
Il faut attendre que le temps fasse son oeuvre certes, mais je suis convaincue que c'est d'ores et déjà que je prépare cette entente. Et tu voudrais que je n'ai pas le trac ?

Premiers contacts

Je craignais la nostalgie du temps où c'était moi la maman. Mais non, tu es là en tant que Mathilde, nouveau chaînon familial. Entourée de ton Papa et de ta Maman, tu n'es pas le passé mais l'avenir. Ouf ! Je me sens mieux ! Ainsi, pas de méli-mélo malsain et déprimant.

Timidité

Mes premiers bisous furent hésitants : apprécieras-tu ? ne serai-je pas envahissante ?
Imaginer te donner un biberon... cela m'inquiétait un peu. Imaginer te changer m'angoissait : gestes techniques à retrouver, mais surtout instant d'intimité à créer à brûle-pourpoint.
Mais comment ne pas profiter de toi alors que je te vois si peu ? Adieu les états d'âme et vive l'instant présent où tu es près de moi. As-tu noter ? quand je t'embrasse, je n'imagine même plus que cela peut ne pas te plaire !

Alors pourquoi s'inquiéter de la qualité de liens qui vont se construire au fil du temps et s'imbriquer tout-à-fait naturellement. Aucune raison a priori pour que ce qui nous unisse ne soit pas un amour tendre et affectueux.
En tout cas, je nous souhaite d'être pour toi ce que ma grand-mère maternelle a été pour moi, un amour de grand-mère, respectueuse de ma personnalité et attentive à mon évolution.

Evolution granmérienne

Voici qu'est venu le premier vrai sourire parce que tu te sentais bien dans mes bras et que tu aimais que je te parle.
Suivi du vrai premier rire provoqué par mes chatouillis et mes bisous.
Autant de premières constructions positives...
J'attends impatiemment les premiers mots que tu me diras et les premiers bras tendus pour venir te blottir contre moi.

Bref, je commence à me sentir grand-mère. Mieux, te prendre quelques jours sans tes parents pour s'occuper de toi me semble d'ores et déjà tout à fait envisageable.
Dis, tu viens quand, Pitchounette ?

 


MAJ lundi 12 mars, 2007

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