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| - l'état économique de l'entreprise, - la santé mentale du patron, - la situation politique du pays - la capacité d'un hôpital psychiatrique à laisser s'échapper ses fous, - la connerie monumentale qu'il a pu faire la veille ou les jours précédents |
Un bref moment d'hilarité devant l'incongruïté de la scène alterne avec un long temps d'angoisse et une période d'incrédulité (voyons, si je me pince je vais bien voir que c'est un cauchemar !)
En fait juste une minute ou deux s'écoulent depuis le moment où il est entraîné de force et celui où il est jeté brutalement par LA porte ouverte à toute volée, suivit d'un "nom d'un chien, faut que je vienne vous chercher par la peau des fesses" méchamment aboyé.
Suit alors un interrogatoire ubuesque du genre :
- quel est votre nom ?
- Tartempion
- non ! quel est votre nom ?
- euh... Tartempion
Au bout de la Xième répétition de la question et d'une réponse tout aussi identique
pour laquelle seule l'intonation change et évolue de la surprise à l'affolement, de la certitude à l'incertitude,
le regard du questionné devient hagard.
Puis sans que l'on sache pourquoi vient la question suivante "pourquoi êtes-vous ici" ?
Selon les tempéraments c'est alors silence, baffouillage, phrase inaudible, liste des tâches, intitulé de fonction...
et l'on repart pour une répétition de la question autant de fois que la volonté du questionneur le souhaite.
Curieusement, si chaque individu est jeté dans l'antichambre à un rythme accéléré, celle-ci n'a jamais foule : on n'y voit qu'une personne à la fois. Où diable passent les gens qui devraient s'y accumuler pendant un interrogatoire ?
==> C'est là la première question fondamentale de cette aventure.
A la fin des questions, l'interrogé est prié de déguerpir "et plus vite que ça" par une autre porte, celle qui donne sur la pièce privée jouxtant le bureau du patron. Là, pas d'autre porte : cul de sac garanti !
==> C'est là la seconde question fondamentale de cette affaire.
Quand 10 heures du matin arrive après que tout le personnel ait été 'capté',
les deux hommes de main sortent tranquillement, montent dans un 4x4 noir rutillant mais anonyme et disparaissent.
Là, pas de troisième question fondamentale : on s'en fout ! apparemment, ils ne sont plus concernés par l'entreprise.
Hum... je vois, ami lecteur/amie lectrice, que vous attendez que je vous parle de l'heure de la fin de journée de travail pour en savoir plus. Vous avez raison...
==> car là se pose la troisième question fondamentale : que sont devenus tous ces gens au fil de la journée ?
Et bien ne comptez pas sur moi pour vous apporter une réponse immédiate : à votre tour de prendre la phrase précédente comme inciput et racontez moi donc la suite ! à vos plumes sur le blog... (***)
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(*) le premier jet de ce texte a été écrit au cours de l'atelier d'écriture du 10 janvier 2006 dont le but était de nous faire travailler sur un inciput. (retour au texte)
(**) Un incipit peut tout à fait être supprimé une fois le texte écrit, s'il n'apporte rien. Car son but est simplement de déclencher les idées et l'écriture. Ici, je l'ai conservé. (retour au texte)
(***) Si vous ne souhaitez pas que votre histoire reste sur le blog, n'hésitez pas à me le signaler, j'enlèverai aussitôt votre récit.
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