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...Bienvenue sur ces pages consacrées à Saint Martin d'Ollières, petite commune du Livradois (Auvergne, France).

Son appelation familière est "Ollières", qui fut d'ailleurs officielle avec l'intitulé "Les Ollières" pendant la Révolution. Puis "Saint Martin des Ollières" en 1801 pour revenir à son nom d'origine, "Saint Martin d'Ollières". Dans ces pages, elle sera abrégée en "SMO". A noter que sur la carte de Cassini, Ollière est indiqué sans "s" final ; alors que même dans les plus anciens registres (XVIe siècle), le curé mettait toujours un "s".
Rien à voir avec "Saint Jean des Ollières", "Olliergues" (aussi dans le Puy-de-Dôme), ou ailleurs en France "Saint Génis des Ollières" (69), Les Ollières (83) et plein d'autres "Ollières" de ce type.

Si vous avez des points à compléter ou à critiquer et/ou si vous avez des informations sur d'autres pages, soyez sympa,
pensez au blog
pour vous exprimer.


Pourquoi, me demanderez-vous, ces pages sur ce village ?

Par la recherche généalogique que j'ai faite sur ma famille, j'aurais tout aussi bien pu me pencher sur l'arrière grand père parisien, beauceois, dauphinois ou cantalou. Mais il se fait qu'un point d'ancrage géographique existe encore en lien avec l'arrière grand père du Livradois. Dû au hasard des successions, aux liens d'enfance, à la vie... Il m'a donc paru intéressant d'approfondir le peu de connaissances que j'en avais.


Présentation géographique et administrative

Nichés à l'est de l'Auvergne, le Livradois et son inséparable ami Forez (Livradois-Forez) forment "un royaume secret et mâtiné de légendes" dit une belle brochure du Comité régional du tourisme d'Auvergne. C'est "l'Auvergne côté soleil levant" précise t'elle.

A 751 mètres d'altitude (*), entre la plaine de l'Allier et les monts du Forez, sur les premiers contreforts du Livradois au confin méridional du Puy-de-Dôme se blottit Saint-Martin-d'Ollières.

A préciser qu'historiquement, le département actuel du Puy-de-Dôme et le canton de Brioude formaient à l'époque pré-révolutionnaire la Basse Auvergne.

 


je vous suggère de réactualiser cette vieille carte auprès de votre marchand habituel

Située à trente cinq kilomètres au sud-est d'ISSOIRE (1), à trente kilomètres au nord-est de Brioude et à trente cinq kilomètres à l'ouest de La Chaise-Dieu, SMO est ainsi presque à équidistance de bourgades intéressantes.

Après avoir parcouru les dix kilomètres de virages de la jolie route de montagne qui la séparent d'AUZON (2) l'une des treize bonnes villes d'Auvergne du temps des rois et sa très belle église romane, l'on découvre le bourg dont les tuiles des toits font une jolie tâche rouge sur le vert de sapins.

Vous pouvez aussi y accéder par JUMEAUX et CHAMBREFAITE, hameau au joli nom, mais sans pour autant éviter les virages montagnards.

Saint-Martin-d'Ollières est également à la porte du pays de Gaspard des Montagnes : Saint-Germain-L'Herm n'est qu'à douze kilomètres et Henri Pourrat, grand écrivain régional est venu jusqu'ici au moins une fois dans les années 1950 pour y voir de plus près une maison "hantée"... mais ceci est une autre histoire !

 

longitude
& latitude (3)
longitude : 3°26'59" Est
latitude : 45°25'18" Nord
altitude
moyenne : 749 m
mini : 547 m / maxi : 1.120 m
superficie
1 447 ha
soit 14,47 km²
habitants
densité
11,1 hab./km² (en 1999)
situation administrative
dans le Puy-de-Dôme, arrondissement d'Issoire, canton de Jumeaux.
Membre de la communauté des communes du Bassin minier Montagne (carte)
Codes
==> postal : 63580
==> INSEE : 63376
un bourg - Ollières -, des hameaux (12 à 14 selon les époques) composent cette commune



Cartes géographiques

Très fonctionnellement et plutôt que de (mal) refaire ce que d'autres ont su faire de façon époustouflante, je vous propose d'aller voir une carte dynamique pour situer les lieux ==>

ainsi que ce site très bien fait et très intéressant "Lion1906" qui fait aussi de la localisation interactive, mais aussi de l'orthodromie (l'orthodromie désigne le chemin le plus court entre deux points).

Plus artistiques, voici deux cartes joliment dessinées (dessin DEUBELBEISS) que je reproduis ici avec l'aimable autorisation de l'Office de Tourisme des Pays d'Issoire


*et pour une vue plus précise

Et pour mieux se rendre compte du relief des lieux, voir le site "Energies du Haut-Livradois" qui a fait une carte très claire du relief.





Ses voisines

communes avoisinantes
lien administratif
Peslières,
Saint-Jean-Saint-Gervais
Valz-sous-Châteauneuf

canton de Jumeaux (Puy-de-Dôme) 

(du même arr. d'Issoire)
Auzon (son site),
Chassignolles,
Saint-Hilaire

canton d'Auzon (Haute-Loire)
(arr. de Brioude)
Fayet-Ronaye

canton de Saint-Germain-l'Herm (P. de D.)
(arr. d'Ambert)
Cette commune est la réunion de deux paroisses : Fayet et Ronaye

(que vous pouvez situer géographiquement grâce au lien de Locom
et pour Peslières, St Jean St Gervais et Valz (et SMO)
trouver des informations sur le site de la Communauté des communes "Bassin Minier/Montagne")

Et si l'orthodormie vous intéresse (il s'agit de la science des distances les plus courtes entre deux points), en allant sur le site de Lion1906 vous pourrez ainsi - entre autres - trouver le kilométrage en vol d'oiseau entre tous ces villages et apprendre plein de choses sur l'orthodormie,



Son économie

Cette commune a fait partie du Parc naturel du Livradois-Forez jusqu'en 2010.

En ce qui concerne les fromages, elle fait partie de la zone laitière définie dans le Parc qui permet de réaliser la fourme d'Ambert d'appellation contrôlée.
Elle fait également partie de la zone d'affinage du Cantal (décret du 8 mars 2007)
Une fromagerie de chèvre s'était installée il y a quelques années (dans la décennie des années quatre vingt dix), mais n'a pas survécue pour poursuivre sa route au vingt et unième siècle.


Entre naguère et demain

Autres activités à signaler dans les années 1830, existait un moulin à vent et plusieurs moulins sur le ruisseau de Montavy, ainsi que deux petites tuileries pour lesquelles je rêve de trouver d'autres informations (5).

Aujourd'hui, mais déjà vrai en 2005, les commerçants type boucherie, boulangerie, mercerie, épicerie, café, ne sont plus qu'un souvenir dans la mémoire des plus de quarante ans. La Poste n'a qu'un accueil d'une heure par jour dans une pièce de la mairie. Seul perdure un petit café installé dans l'ancienne poste qui vend quelques conserves. Les agriculteurs ne sont plus qu'une poignée.

Dans les années 1920, les mines du Rodier dont on extrayait de l'arsenic apportaient de l'ouvrage à la commune et faisaient venir de la main d'oeuvre. Demeurent encore deux entrées de la mine. J'ai souvenir dans mon enfance d'avoir vu dans les filets d'eau qui sortaient des entrées des dépôts orangés correspondant aux oxydes et hydroxydes de fer chargés en arsenic.

C'est avec la guerre de 14-18 qu'elles se sont développées car à Auzon, en 1914, fut créée une fabrique de gaz de combat et de poudre à canon dans le cadre des efforts de guerre. Cette fabrique utilisait le mispickel de Saint-Hilaire et Saint-Martin­d'Ollières. (source)

Cela ne devait pas durer. Après la dernière guerre, l'usine fut convertie en fabrique d'insecticide et elle passa par plusieurs mains : une compagnie minière et métallurgique d'Auzon, la société L'Arsenic, une société anonyme de produits chimiques. En 1972, la société Carrefour du matériel acheta les installations pour créer un atelier de mécanique et de réparation agricole mais ce projet n'eut pas de suite (Eveil de la Haute-Loire 31/1/1993).

Il doit bien traîner au fond de mes tiroirs une photo sur ces entrées de mines, sombres, qui ont été depuis condamnées par sécurité si ma mémoire est bonne (voir le devenir de l'usine d'Auzon à l'url de l'Université de Limoges dont le laboratoire de géologie a mis en ligne un document pdf intitulé "Le devenir des métaux provenant des anciennes mines) (4).


vous verrez mieux leur emplacement en cliquant sur cette vieille carte IGN au 1.25.000 n° 2633 est

Depuis le 12 janvier 1960, "les mines d'arsenic du Rodier, appartenant à l'Etat, sont replacées dans la situation de gisement ouvert aux recherches et, en conséquence, la concession correspondante est annulée". C'est ce que vous pouvez lire sur le Journal 0fficiel du 30 janvier 1960. Décision prise conjointement par le Ministre des finances et des affaires économiques et le Ministre de l'Industrie.

Il est également intéressant d'aller lire un document de la BRGM qui donne l'exemple du site d'Auzon en matière de pollutions industrielles (l'arsenic n'est pas - c'est le moins que l'on puisse dire - un produit neutre). En effet, le filon du Rodier et celui d'Espeluches approvisionnaient (entre autres) l'usine d'Auzon qui a produit des produits phytosanitaires entre 1903 et 1949. Il a fallu attendre 1980 pour prendre conscience de la pollution et vingt ans de plus pour démanteler le site. Ce n'est qu'en 2002 que le site a été clôturé.

Enfin, si vous allez sur le site de Mindat.org et que vous fassiez une recherche sur "Saint-Martin-d'Ollières" dans la liste des lieux, vous verrez apparaître le Rodier avec trois mentions : l'Arsenopyrite, l'or et le quartz.

Vers demain

Quel plaisir que quelques uns oeuvrent à dynamiser les choses !

A portée de... sans fil :
Telle l'association "Antr@site sans fil" qui développe un réseau informatique communautaire basé sur les technologies sans fil pour la communauté de communes du Bassin Minier - Montagne dont fait partie Saint Martin d'Ollières.

A sept kilomètres
Telle la distillerie Helpiac à Saint-Hilaire (Haute-Loire), herboristerie dont les huiles essentielles issues de l'agriculture biologique s'exportent jusqu'au Japon.

A trente kilomètres
Telle une entreprise brivadoise très reconnue dans le monde du Net "Brioude Internet Référencement" "prestataire spécialisé en référencement, positionnement publicitaire et achat de mots clés, suivi de positionnement et de trafic", créateur de moteurs de recherche (seul ou en partenariat) tels que Mozbot ou du jeu Googlefight ("jeu qui consiste à comparer le nombre de réponses retournées par la page de résultats du moteur de recherche Google pour deux chaînes de recherches différentes, ceci afin de comparer les notoriétés respectives des entités qu'elles désignent.") (source)

des éoliennes au nord-est de Chassignolles, à Combeneyre pour bientôt
Un projet est mené par les trois communautés de communes concernées (Ollières est rattaché à l'une des trois, voir plus haut). Elles envisagaient la construction de 10 éoliennes pour une puissance de 10 mégawatts par la société allemande Mewtek. Chiffres devenus 25 éoliennes de 3 mégawatts (déc. 2010) Pour l'instant en attente de décision.
Pour mémoire le champ d'éoliennes du plateau d'Ally (à 26 km d'Auzon) a été pendant quelque temps le plus grand de France avec 26 éoliennes de 120 m de hauteur produisant 1500 KW chacune.

le site auvergne.visite.org qui cherche à promouvoir l'Auvergne et sur lequel j'ai inscrit cette page. Merci à eux d'offrir cette opportunité

www.auvergne.visite.org


Quelques photos

sur la commune

cliquez pour voir la photo d'Ollières, le bourg
cliquez pour voir le village du Charial vu de haut
cliquez pour voir l'agrandissement
le bourg
(même photo que celle mise en lien en haut de page)
village du Charial
l'arrivée par la route
de Champagnat le Jeune

vieilles cartes postales

cliquez pour voir la carte postale en grand
cliquez pour voir le lavoir de plus près
les écoliers
la mairie & l'école
l'église
le lavoir
sur la route de Chassignoles
   
aujourd'hui :
l'église
le porche
aujourd'hui,
abandonné et sans vie

sur l'environnement

cliquez pour voir l'orée plus grande
vue sur les monts du Cantal depuis la place de l'Ecole à St Etienne sur Usson

prés & bois
à proximité de maisons

genêts vus de près :
une invasion,
mais si jolie au printemps

Vue sur les monts du Cantal
depuis le Livradois (6)

Internet & Saint-Martin-d'Ollières

Une recherche sur Internet à "Saint Martin d'Ollières" (pages en français) fournit 1.180 pages le 5 juillet 2005, 11h07. Pour toutes les langues, il y en a 1.300.
En avril 2012 il y a 720.000 pages en français et 863.000 pour toutes les langues.
Si l'on tape "Saint-Martin-d'Ollières" (avec les tirets), 329.000 pages en français s'affichent et pour toutes les langues 796.000, Ces chiffres changent d'un moment à l'autre mais en tout cas, cela permet de voir la progression fulgurante en 7 ans.
Une autre recherche avec "Ollières" tout court (pages en français) en 2005, il y en avait 36.700 ! En février 2012, 2.020.000 ! mais là c'est un peu beaucoup n'importe quoi.

Derrière ces chiffres, que trouve-t'on ? Certains sites mentionnent son existence en nous apprenant de façon intéressante un point très précis, que ce soit à titre généalogique, administratif ou autre. Le reste ne correspond qu'à des sites marchands - généralement immobiliers - qui n'ont rien sur Saint Martin d'Ollières mais qui ont mis le nom pour que leur site apparaisse le plus souvent possible.

Je n'ai relevé malheureusement aucune page particulière faisant un tour d'horizon un peu complet sur SMO. Apparemment, Pixis est la première ;-)
C'est pourquoi il m'a paru d'autant plus intéressant d'apporter des informations complémentaires sur Wikipedia.fr et GenCom.org.

En tout cas, en ce début avril 2012, j'ai eu le plaisir d'apprendre que la mairie de Saint-Martin-d'Ollières ouvrait le site officiel de la commune. Voilà une bonne nouvelle. Bonne route au site.

NOTES

 

* L'altitude officielle de SMO est pour son minimum de 547 mètres et pour son maximum de 1.120 mètres. Source : le répertoire géographique des communes (RGC réalisé par l'Institut Géographique National)
Quant au site http://www.cartesfrance.fr/, il indique que la mairie est à 751 mètres environ. Sur la version précédente de ce site, j'avais mis 749 mètres... je n'étais pas loin.

1 Issoire est son chef-lieu d'arrondissement. Jumeaux (à douze kilomètres), son chef-lieu de canton (retour au texte)

2 Joli petit village médiéval qui a été du temps des rois l'une des treize "bonnes villes" d'Auvergne. Sa remarquable église romane mérite vraiment le détour (retour au texte)

3 source de la longitude et de la latitude :
page particulière
du site de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales intitulée "territoires et population, deux siècles d'évolution. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui" qui allie tout le savoir de ses partenaires scientifiques tels que le CNRS, la Bibliothèque nationale et l'INED et de ses partenaires techniques pour un résultat que je vous laisse aller apprécier par vous-même.

4 source : H. BRIL, J.P. FLOC'h, 2001 - Le devenir des métaux provenant des anciennes mines ; l'exemple du Massif Central français. Article paru dans Géologues, p. 130/131, 233-241 (accès en ligne)(retour au texte)

5 p. 214 du livre "Histoire des communes du Puy-de-Dôme, arrondissement d'Issoire" aux éd. Horvath, Roanne, 1988 (retour au texte)

6 lieu de la prise de vue : cette photo a été faite depuis la place de l'école de Saint-Etienne-sur-Usson où fut tourné le film "Etre & avoir" (un très beau documentaire sorti en 2002 sur la vie d'une toute petite école communale et rurale, devenu un film à grand succès - cf renseignements sur ce film sur le site d'Allociné Je remercie Allociné pour l'autorisation de ce lien. ).


MAJ dimanche 1 février, 2015

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