qui suis-je ?...la petite curieuse

Sommaire du site PIXIS

-

tas de vieux os
(généalogie)

l'établi du scribe
(jeux de mots)


Ollières
(village du Livradois,
en Auvergne )

regards pixisiens
(le nez en l'air
& coups de coeur)

vent d'ailleurs
(les liens de Pixis)

no comment
(étrangetés)

blog pixisien
(échanges, discussions,
remarques, commentaires)

 

pour revenir à l'histoire de SMO, cliquez ici SMO, entité sociologique

METIERS EXERCES

 

Le village n'est pas très grand et il y a peu de métiers différents outre les paysans (laboureurs).
Voici les métiers rencontrés au fil des registres paroissiaux.

Quelques cabaretiers,
des manouvriers
des sabotiers (six sont témoins en même temps au mariage d'un des leurs, Gabriel Cavard, en 1740)
des tailleurs d'habit,
des scieurs de long,
des sage-femmes,
des meuniers (il y avait trois moulins, à Malaure, au Rodier et au Mozel),
des tisserands,
des maréchal-ferrants (qui ont une certaine cote, souvent témoins)


SCIEURS de LONG

Dans les registres paroissiaux de SMO, l'on trouve trace, par le biais de certificats de décès venant d'autres régions, des longs cheminements que devaient faire les scieurs de long auvergnats pour exercer leur travail.

J'en ai trouvé deux. Vu la date de rédaction du certificat de décès du premier, on peut penser que le curé remettait ce papier aux compagnons du mort au moment de leur départ et ne l'envoyait pas par courrier. Auquel cas, combien les épouses devaient attendre avec impatience et inquiétude le retour du groupe, de peur de ne pas y voir l'être aimé.

==> Dans un certificat daté du 17 mai 1752, il est dit que Jean HOSTALIER , d'Ollière, âgé d'environ 35 ans, inhumé le 30 mars 1752 à Saint-Martial de ? cieux?, diocèse de Limoges, et mari de Catherine ALEZARD est mort le 29 mars. Etaient présents Jean et Blaise ses frères.

==> le curé de Saint-Sornin-Leulac, en limousin adressa à son homologue de SMO l'extrait suivant

Le vingt-trois du mois de décembre 1769, est décédé au village de Montulat, en cette paroisse, par accident ayant été écrasé sous les ruines d'une grange, le nommé Jean MALOSA, vivant époux de Gabrielle Morelle, du village de la Pournerette paroisse de Saint Martin d'Oliere diocèse de Saint Flour, sieur de long de son métier, âgé d'entour 50 ans, dont le corps a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse en présence de Robert Morelle, george Blanchet, Jean (Poueron ?), tous les voisins et camarades habitans de la paroisse de St Martin d'Olière, de présant exerçans aussi leur métier qui ont déclarés en savoir signer de le requis.

Distance parcourue
En orthodormie, cela représente 187,6 km entre SMO et St Sornin. Il convient donc d'y rajouter un certain nombre de virages pour avoir une idée plus réelle du nombre de kilomètres à faire à pied.
Voici une carte géographique à voir sur le site de Lion1906

Conséquences
Il est intéressant de noter que dans son article paru dans A moi Auvergne n° 50, 1e trim. 1988, Raymond Josse souligne le fait que lorsque l'émigration se faisait dans une région perturbée par la guerre, les hommes s'installaient alors sur place après avoir été rechercher leur famille lorsqu'ils n'étaient pas célibataires, au lieu de revenir au pays entre deux saisons de coupe.
A ce titre, ces hommes furent un important facteur d'implantation auvergnate... et de difficultés dans nos recherches généalogiques ;-)

A noter également qu'ils pouvaient se constituer une sorte de chasse gardée territoriale dans une province d'émigration, un peu comme le faisaient les maçons de la Creuse. (Remue d'hommes, Abel Poitrineau)



MEUNIERS


A Malaure, famille HOSTALIER

Au Mozel, famille MOREL

Au Rodier, famille DISSARD


SAGE-FEMMES

Les sage-femmes ont le droit d'ondoyer les enfants en danger de mort.
Anne TAUNA est sage-femme en 1778 (B de Jean Grenouillet de Riolles le 17.7.1778)



MANOUVRIERS

Voici ce qu'en disait Sébastien Le Prestre en 1707

Parmy le même peuple, notamment celuy de la campagne, il y a un très grand nombre de gens qui, ne faisant profession d'aucun métier en particulier, ne laissent pas d'en faire plusieurs très nécessaires, et dont on ne sçauroit se passer. Tels sont ceux que nous appelons manouvriers, dont la plûpart n'ayant que leurs bras, ou fort peu de chose au-delà, travaillent à la journée, ou par entreprise, pour qui les veut employer. ce sont eux qui font toutes les grandes besognes, comme faucher, moissonner, battre à la grange, couper les bois, labourer la terre et les vignes, défricher, boucher les héritages, faire ou relever les fosses, porter de la terre dans les vinges ou ailleurs, servir les maçons, et faire plusieurs autres ouvrages qui sont tous rudes et pénibles.

Ces gens peuvent bien trouver à s'employer de la sorte une partie de l'année, et il est vrai que pendant la fauchaison, la moisson et les vendanges, ils gagnent pour l'ordinaire d'assez bonnes journées ; mais il n'en est pas de même le reste de l'année.

(lu in Gé Magazine n° 48, mars 1987 p. 10, cité par D. Chatry)


SABOTIERS

Jean MOREL, époux de Marie MOURET (dont autre Jean) est dit sabotier d'Ollières dans les années 1730/1740



MAJ vendredi 9 avril, 2010

Merci de passer par le blog...