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GUÏON DURAND

 

Né vers 1679 à Saint Flour (1), il épouse le 13 mai 1719 Marie Anne GUERINGAUD dont le père Julien est dit "coseigneur" de la paroisse de Saint Martin d'Ollières.

Qu'est-ce qui l'a amené de Saint Flour ? Sans doute devait-il avoir une certaine "position" pour pouvoir épouser une jeune femme issue d'une famille d'une certaine position.

Il meurt le 17 octobre 1724. Sur son acte de décès, il y est dit « jadis bourgeois d'Olière » (2)
Il voulait être enterré dans l'église de Saint Martin, mais cela lui fut refusé. En conséquence de quoi il sera enterré dans la tombe des RABY, vieille famille du Charial n'ayant plus de porteur mâle du nom et dont le représentant est Jean MARGUET .

Ce titre de 'bourgeois' est intéressant. On connaît le sens de bourgeois en tant qu'habitant d'un bourg. St Martin d'Ollières n'a certainement jamais été un « bourg » au XVIIe siècle.

Dans le livre de Jean-Pierre GUTTON, une explication semble pouvoir s'appliquer à notre Guyon. En effet, page 23 & 24, il y explique que

A partir du XIIe siècle lorsque le facteur de regroupement est dû aux exigences militaires et financières du seigneur, gages de sécurité, la seigneurie semble alors jouer un rôle positif dans la naissance des communautés. Puis les communautés cherchent à obtenir des franchises, principalement de justice. « L'assemblée générale de la seigneurie obtient le droit de discuter des moissons, des ruptures d'assolements. La vraie preuve de l'émancipation judiciaire de la communauté réside dans la mise en place d'un tribunal paysan. Celui-ci porte le nom d'échevinage rural. Les échevins, paysans, jouent un rôle important. Leur témoignage et leur enquête sont nécessaires avant toute décision seigneuriale intéressant la communauté. Ils siègent aux plaids, y jugent, approuvent les coutumes ou en discutent les réformes.

Au sommet de notre hiérarchie, se trouvent les villages dotés d'une 'loi' . Si cette 'loi' fait suite à une conjuration des habitants, il s'agit d'un village de 'commune' . Les habitants sont alors dits 'jurés' ou 'bourgeois' »

 

 

il est âgé "d'entour" 40 ans à son décès (retour)

Le 20 octobre 1724 a été inhumé Güion DURAND jadis bourgeois d'Olières d'entour 40 ans mort le 17 du couran muni des sacrements requis à un chrétien il a été inhumé dans le tombeau des rabis du Charrial, Jean MARGUET qui sei dit le maittre lajant permis. Guillaume POUJET luminiet de ladite église n'jant voulu quil senterra dans léglise ny ayant aucun droit selon mesme le billet produit dudit deffunt et ajant representé aux parent que la paroisse se opposait. Présents nuris Delmal pretre curé de Vals Jean Charbonnet prêtre curé de Peslières Michel Richard prêtre vicaire de la parroise de St Martin soussignés. François PANDRAUT Jean CHAMBON Etienne DISSAR Jean MARGUET Thomas DIDIER (retour)

"La sociabilité villageoise dans l'ancienne France. Solidarités et voisinages du XVIe au XVIIIe siècle" par Jean-Pierre Gutton, éd. Hachette, 1979 - coll. 'Le temps et les hommes' - 294 p. (cf résumé sur le site de Persée) (retour)le 8 août 1470


MAJ mardi 27 juillet, 2010
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