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le
Mia au mouillage à Cala Pi
(cliquez sur la photo)
Lorsque nous prenons l'avion, nous savons que nous atterrissons à Palma, capitale
des Baléares.
Nous savons que le port d'embarquement n'est plus Palma, mais Puerto de Soller.
Mais si nous avons quelques idées de points de chute, nous savons que la mer et le vent décideront.
C'est pourquoi au final nous avons failli faire le tour de Majorque : la mer étant décidemment capricieuse
nous avons opté pour supprimer la dernière étape.
Pour rejoindre Puerto de Soller où nous
attend notre bateau, le Mia (photo
de Josy),
nous prenons à Palma
un vieux train des années
1920 dans une petite gare très
sympathique et très
fleurie. Que voilà un parcours de 45 minutes qui nous dépayse : citronniers aux
fruits éclatants, bougainvilliers en fleurs, etc...
etc...
Puis à Soller, nous prenons un tram
encore plus ancien (1912) qui nous mène au port en 25 minutes avec
un transbordement assez hâtif (5 mn) pour des individus sans
presque de bagages, vraiment très
peu ;-) et si heureux de papoter...
alors que c'est le dernier tram du jour ! son conducteur râlant après ces français trainouillards
qu'ils fallaient attendre !
Nous savourons ce dernier moyen de transport les pieds sur terre : le tram
n'a pas de cloisons extérieures !
Nos skyppers, Thierry et Josy, nous accueillent chaleureusement. Nous voici tous réunis sur Mia, prêts pour de nouvelles aventures. Un bon dîner sur le bateau (Thierry est un excellent cuisinier), dodos bercés par le clapotis de la Méditerrannée et nous voici attaquant de bon appétit un petit déjeuner plantureux pour être prêts à larguer les amarres et longer la côte en remontant vers le Nord puisque telle est la volonté des vents et de notre skypper.

Voici nos mouillages, avec quelques commentaires
mouillages |
atteints au bout de |
avec un temps et une mer... |
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.. milles |
... heures |
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| Puerto de Soller (samedi 27 mai 2006) | où nous dînons et dormons |
idyllique |
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Calobra |
pour le repas de dimanche midi |
soleil / mer d'huile |
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| Cala San Vincent (dimanche 28 mai) | 23 milles |
6 heures |
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? (merci les copains de m'aider) |
pour le repas de lundi midi |
soleil / mer d'huile D.A.U.P.H.I.N.S. ooh lala... |
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| Cala Ratjada (lundi 29 mai) | 33 milles |
8 heures |
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? (merci les copains de m'aider) |
pour le repas de mardi midi |
qq nuages / vent force 5 |
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| Puerto Colom (mardi 30 mai) | 35 milles |
6 heures |
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Cala Djera |
pour le repas de mercredi midi |
ciel très gris / vent force 7 |
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| Cala Pi (mercredi 31 mai) | 35 milles |
4 heures |
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? (merci les copains de m'aider) |
pour le repas de jeudi midi |
ciel sombre / pluie / vent force 6 |
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| Cala Portavend (jeudi 1e juin) | 22 milles |
4 heures |
ciel gris / vent moyen |
Puerto Andraitx (vendredi 2 & samedi 3 juin) |
15 milles |
3 heures |
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arrivés pour le déjeuner de vendredi, nous y sommes restés jusqu'à notre départ samedi |
beau temps le samedi |
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Avouerai-je que je ne tiens jamais de journal de bord, partant du principe que je ne dois garder que les impressions fortes. Alors pour ce beau voyage au pays des chevaux (ce que je viens d'apprendre), voici quelques commentaires..
Tout d'abord, je n'ai pratiquement rien vu de l'intérieur de l'île à part notre parcours Palma /
Puerto de Soller. Mais le peu vu incite fortement à faire une autre approche de l'île.
Et Majorque, c'est bien, mais il faudrait compléter avec Ibiza et Minorque qui doivent avoir chacune leurs particularités.
Ce qui m'a le plus manqué, mais est hors sujet vu le type de voyage, ce sont les contacts
avec les autochtones lorsque nous mettions pied à terre. Allez, ce sera pour la prochaine fois car il y a encore
plein de choses à découvrir sur les Baléares.
J'ai découvert les changements brutaux opérés par la mer et vécu ainsi ses différentes facettes : adorable par beau temps, agréable en temps ordinaire, capricieux et brutal par temps colérique (et encore, ce ne fut pas si méchant que cela). Beauté des couleurs méditerrannéenne.
Le passage des dauphins a été un très beau moment. C'est vrai que c'est un instant de grâce.
Les phares et les tours de guet méritent une étude, chacun est unique. C'est pour moi, une caractéristique de l'île.
La présence forte du catalan rappelle la proximité de la Catalogne et que ces îles y sont rattachés par la culture.
Le nombre des étrangers (8 millions en 2000 dont 70 % à Majorque)
est de visu impressionnant. Et encore nous n'étions qu'au début de la période touristique. Dans
certains endroits les informations sont écrites en allemand, tout simplement ! Il faut savoir que l'aéroport de Palma
a reçu
quatorze millions de passagers en 1999 (certains disent dix-neuf millions pour la même date) dont 49 % d'allemands
et 28 % d'anglais) et le place ainsi juste après Honolulu en tant qu'aéroport insulaire.
Non seulement il s'agit d'un tourisme classique, mais de surcroit les Baléares deviennent
la périphérie
résidentielle des principales villes du continent. (source)
Le temps file toujours très vite en vacances... mais je crois que c'est encore plus vrai sur un bateau. Pas de temps mort, pas de temps d'ennui, et - oserai-je l'avouer ? - même pas le temps de lire et à peine le temps d'écrire. Chaque chose vient calmement en son temps. On est hors du temps, hors du monde, ouvert à la réflexion. Capable de papoter de longs moments et de se replier sur soi à d'autres périodes.
L'expérience était à faire pour ne pas mourir idiote. Suis prête à retourner sur un catamaran pour caboter le long des côtes (j'espère Thierry ne pas te froisser en utilisant ce terme de cabotage ?). Mais de là à faire une longue croisière sur un voilier, il y a un pas que je ne suis pas certaine de franchir un jour.
En tout cas une chose est sûre, nous avons eu la chance d'avoir deux amis patients et sympas faisant comme nous la découverte de la vie à bord d'un catamaran et deux skyppers super attentionnés et super efficaces. (ne croyez pas que je sois payée pour faire de la pub !)
Si vous avez quelque commentaire à faire sur cette page, n'hésitez-pas à bloguer, je viens de mettre un message.
Ces photos sont
visibles sur
l'album de Pixis |
Toutes n'y sont pas encore, mais on en voit bientôt le bout...
Et si vous voulez en savoir plus sur le bateau, Mia a
son site
![]()
Mia catamaran |
Mia trace sa route Ses voiles offertes au vent Fier catamaran |
Beau coursier des mers ! Ses voiles offertes au vent, Mia trace sa route |
Energie vitale A l'origine du monde Mer toujours présente |
Colère de mer Couleurs sombres et vagues dures Bateau malmené |
Vif et libre oiseau En piqué ou raz de l'eau Jolie flèche grise |
Amour clé de voûte |
![]() |
Regards vers demain Bonheur en ombre chinoise Vraie complicité |
Les corps se réchauffent Sous les ardeurs du soleil Le stress fout le camp |
Et deux bulles
Allongée sur le filet du catamaran, je déguste tout à la fois
le clapotis des vagues, la caresse du soleil, la suspension entre mer & ciel, une présence amicale. Enfin, les noeuds du stress se dénouent, les pensées au troisième degré régressent de deux crans, l'esprit libéré folâtre. Le passé s'estompe, naguère est remisé à plus tard. Ne reste que ce bel instant de détente. Est-ce là la vie d'une sirène : rafraîchir ses écailles dans la douceur de la Méditerrannée, dorer sa peau sous le bleu du ciel et ne penser qu'à l'instant présent ? |
A la proue du navire - mais peut-on encore parler de proue au singulier
? un s s'impose sur un catamaran - il fait bon sentir le vent fouetter ses joues. Le quatrième, tout heureux et fier comme Artaban, s'entraîne à barrer. Il s'applique car s'il veut qu'on lui rende sa casquette libérée de la croix orange qui raye le mot "skypper", il doit faire ses preuves. Mais au bout d'un moment, nous les femmes, préférons tremper nos pieds dans
l'écume
des deux étraves,
qui fait douce musique. Allons, la mer n'est plus étale. Elle nous chasse de notre refuge. Elle s'énerve,
détend
ses muscles et nous secoue. Le catamaran fuit la côte aride et ses rochers. Le vent violent nous fait frissonner. Imperturbable, notre barreur amateur resté en chemisette barre toujours sous la surveillance attentive de Thierry. Un phare approche, nous passons le cap. La mer se calme, le ciel se fait moins contrarié et la mer plus clémente. |
60 ans, c'est décidé disent-ils, nous
lui offrons un voyage sur un bateau à voile !
Ainsi se retrouve t'il un soir d'anniversaire dans un faux tête à tête avec une dizaine de personnes
venues lui souhaiter par surprise "BON ANNIVERSAIRE" (anniversaire
re-fêté chez des amis quelques jours plus tard).
Cadeaux ouverts... tête incompréhensive de l'anniversairé... Voyez plutôt :
Qu'est-ce que ce 'vrai cadeau' ? il s'agit d'un voyage
en catamaran, pour se balader aux Baléares au gré des vents . Un beau cadeau, n'est-il pas ??
En tant que "moitié", je partage d'autorité le voyage et il ne reste plus qu'à trouver la
paire d'amis libre à cette époque et décidée [c'est la paire :-)] à expérimenter
le voyage.
Merci à Evelyne et à Alain d'avoir acceptés de se lancer dans l'aventure.
C'est ainsi qu'un certain 27 mai 2006 nous prenons l'avion - qui de Paris via Barcelone, qui de Lyon via Madrid - pour nous retrouver joyeusement à l'aéroport de Palma. (accès au § sur le séjour)
![]()
(*) je rends à César ce qui appartient à César : ce tableau
est issu d'un tableau plus complet réalisé
par 'l'anniversairé', ce qui m'a évité le casse-tête de la
lecture de la carte et des notes !
Mais je refuse de payer des droits d'auteur, sauf petits bisous, car il y a quelques compléments de ma part
et en plus il y a des trous ! ;-)))(retour
au tableau)
source : sur le site de revues.org, à l'adresse http://rives.revues.org/document133.html (retour au texte)
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