regards
pixisiens
avec le nez en l'air à Oradour-sur-Glane
Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne dans le Limousin était
un bourg actif et vivant. Il est devenu un village martyr le 10 juin 1944. En visiter les ruines ne se fait
pas le nez en l'air car le coeur est serré et les émotions sont fortes.
C'est ici une des nombreuses traces de l'inhumanité des
hommes hélas toujours perpétrée dans tant d'endroits du globe.
Le lieu est tellement saisissant, génère une telle émotion que nul ne fait le fanfaron, les enfants
se tiennent tranquilles et les adultes font silence. Pas de téléphones portables en cours de papotage et très
peu de mitraillages photographiques traduisent le respect inspiré.
Le 10 juin 1944, la population du village est rassemblée
sur le champ de foire. Les hommes sont partagés en six groupes dans des granges et des garages pour être
mitraillés et brûlés.
Femmes et enfants furent enfermés dans l'église et subirent le même sort.
En tout, 642 personnes(*) dont 246 femmes et 207 enfants dont six âgés
de moins de 6 mois.
Puis le village fut incendié.
Pourquoi ? parce que la veille 600 kg d'or sont subtilisés
aux Allemands par le Maquis. Les Allemands croient savoir que les maquisards sont originaires d'Oradour. Ils décident
alors de punir, sans chercher à savoir de quel Oradour il s'agit. Or quatre villes dans la région ont
pour nom "Oradour..."
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Stèle commémorative de face |
Stèle commémorative de profil |
Un très beau texte de Paul Eluard écrit en 1944 est marqué au
dos de la stèle :
Des hommes firent à leurs mères
et à toutes les femmes
la plus grave injure :
ils n'épargnèrent pas les enfants. |
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L'église où furent rassemblés
et brûlés vifs toutes les femmes et les enfants du village.
Les cris des martyrs terrifient encore les pierres. Comment ne pas penser à eux ? |
...entre autres...

MAJ
mercredi 14 mars, 2007
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